n°10 - juin 2010

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Editorial | Alimentation | La phrase du mois | Alta Rocc’ânes | Cavall'in Festa | Le nouveau visage des Haras Nationaux
La photo du mois | Dans la presse | Actualité

Editorial

par Carine Poletti

Inadmissible

Nous avons tous été choqués en apprenant l'incendie criminel dont ont été victimes les écuries de Laura et Sébastien, à Lucciana, le 17 mai dernier.

Prévenus par les voisins vers 21h, ils n'ont pu que constater l'étendue des dégâts à leur arrivée sur les lieux : grange, sellerie, vans, boxes... tout a brûlé. Il ne reste plus rien du fruit de leur labeur !

Les 12 chevaux présents dans les boxes ont été lâchés dans la propriété tous ensemble, paniqués au milieu des flammes, certains se sont blessés dans la cohue.

Les propriétaires ont passé la nuit à récupérer les chevaux et les calmer, un seul manquait à l'appel... Ils pensaient qu'il avait péri dans l'incendie mais, fort heureusement, il a été retrouvé plus tard, sain et sauf !

Les enquêteurs semblent, logiquement, privilégier la piste criminelle : 12 chevaux n'ont pas pu ouvrir, seuls, les portes de leur box.

On ne peut qu'imaginer l'horreur vécue par ce jeune couple sans histoire et on reste perplexe sur les motivations du coupable.

La lâcheté des gens nous étonnera toujours et s'en prendre aux animaux est tellement plus facile...

Quand est-ce que les hommes prendront enfin leurs responsabilités et arrêteront de faire d'innocentes victimes ?

Les chevaux ont été placé un peu partout en attendant la reconstruction des écuries. Des personnes de toute la Corse leur ont fait des dons afin de les aider à surmonter cette terrible épreuve et Equitable-Corse tient particulièrement à adresser à Laura et Sébastien tout son soutien !

N'hésitez pas à faire parvenir à l'association vos dons, nous leur transmettrons immédiatement.

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Alimentation

par Marjorie B Joanes-Van Limbergen, Présidente Hope asbl

Les fourrages, notamment le foin long et/ou les graminées et légumineuses de pâturage, constituent depuis toujours la pierre angulaire de l'alimentation des chevaux. Une bonne source de fourrage doit fournir au moins 50 % du fourrage consommé quotidiennement par le cheval; on parle de 5,4-6,8 kg (12-15 lb) de foin sec pour un cheval adulte de format moyen. Même si les fourrages sont une source importante d'énergie, de protéines, de minéraux et de vitamines, ils fournissent également des fibres, un " élément nutritif " dont les chevaux ont aussi besoin. Le foin long et les graminées de pâturage renferment plus de 20 % de cellulose brute, tandis que la plupart des mélanges de céréales, même ceux qu'on dit être des aliments " complets ", renferment moins de 12 % de fibres. Les chevaux peuvent s'adapter à des rations équilibrées qui ne contiennent ni foin ni mise au pâturage, mais l'apport minimal absolu de fibres nécessaire n'a pas été établi. Des études révèlent toutefois que les rations pauvres en fibres ou riches en concentrés augmentent les risques de coliques et d'ulcères gastriques et, considérablement, la propension du cheval à mâcher du bois.

Malheureusement, en périodes de sécheresse ou de mauvais temps, non seulement le foin long exempt de poussière coûte cher, mais il est également difficile à trouver. Heureusement, il existe des solutions de rechange. Voici un aperçu de quelques " substituts " de fourrage qui peuvent être incorporés sans danger dans les rations des chevaux pour répondre à leurs besoins en fibres.

alimentation

Ensilage mi-fané, ensilage d'herbe et agents de conservation

L'ensilage mi-fané s'obtient par ensilage, un procédé qui consiste, après la fauche et un fanage partiel, à entreposer le fourrage vert dans des silos ou dans du plastique de manière à créer un milieu d'où l'air est absent. Le foin est mis en balles à une teneur en eau d'environ 45-50 % et immédiatement enrubanné de plastique ou mis dans un sac de plastique, de manière à le priver d'oxygène. Les plants consomment l'oxygène qui reste dans le sac, ce qui amène une diminution de pH, après quoi le fourrage amorce un stade de latence. Le pH devrait être bien en deçà de 5. Toute perforation du sac déclenche un début de fermentation secondaire et une détérioration de l'ensilage mi-fané exposé à l'oxygène. L'ensilage permet de maintenir la même qualité de fourrage que lors de la coupe. Habituellement, le fourrage est riche en énergie et en protéines, parce que la date de coupe ne dépend pas des conditions météorologiques. La forte teneur en eau et l'absence de poussière sont des avantages si l'ensilage mi-fané doit être servi à des chevaux atteints d'emphysème chronique.

Concentrés " complets "

Qu'ils soient texturés, granulés ou extrudés, les concentrés complets sont des mélanges de céréales, de foin ou de pulpe de betterave, de vitamines et d'un supplément de minéraux. Ils sont conçus pour être servis sans foin, ni céréales, ni autres suppléments et pour répondre quand même aux besoins de base des chevaux. Comme les concentrés " complets " viennent en une vaste gamme de profils nutritionnels, bien lire les étiquettes pour s'assurer qu'ils répondent aux besoins des chevaux (par exemple les besoins d'entretien d'un cheval adulte ou les besoins d'un cheval en croissance ou d'un cheval de trait). L'étiquette devrait préciser " conçu pour être servi sans fourrage ". (Ne pas confondre les concentrés complets avec des concentrés qui sont des mélanges de céréales uniquement, conçus pour être servis avec du foin ou d'autres fourrages.) Malheureusement, à ma connaissance, aucun des produits de concentrés complets ne renferme suffisamment de fibres pour répondre aux besoins de mastication des chevaux.

Habituellement, 5,4-6,8 kg (12-15 lb) d'un aliment complet sont nécessaires pour répondre aux besoins quotidiens d'un cheval de format moyen de 450 kg (1 000 lb), ration qui, si elle n'est fractionnée qu'en deux, surchargera la capacité digestive du cheval. Le fait de servir de plus petites quantités, de 1-1,5 kg (2-3 lb), mais plus fréquemment permet non seulement d'optimiser la digestion, mais également de tenir les chevaux occupés. Il est recommandé que les aliments concentrés complets remplacent les rations de céréales régulières du cheval plutôt que de s'y ajouter. Le passage à des rations à base de concentrés complets devrait être graduel. L'élimination complète du foin et son remplacement par la quantité de concentré complet suffisante pour répondre aux besoins des chevaux devraient s'étaler sur une semaine.

MISE EN GARDE : Le fait de servir aux chevaux des concentrés complets sans autre source de fourrage grossier peut accroître les risques de coliques et/ou de fourbure.

Cubes de foin

Le foin long, qu'il s'agisse de luzerne ou d'un mélange de luzerne et de phléole des prés, est séché, haché et comprimé en cubes. Les cubes sont habituellement vendus en sacs de 25 kg (55 lb). On peut aussi trouver sur le marché des cubes faits d'un mélange de luzerne et de maïs récolté comme plante entière. Toutefois, on peut observer chez certains chevaux une augmentation considérable de l'incidence de la mastication de bois. Il est possible de réduire l'activité de mastication du bois observée chez les chevaux en leur servant au moins un peu de foin long ou de paille.

Les cubes à base de mélanges de graminées ou de mélanges de maïs récolté comme plante entière et de luzerne sont recommandés s'ils sont la seule source de fourrages pour l'entretien de chevaux adultes. Les cubes de luzerne seule renferment plus de protéines et de calcium que les quantités nécessaires à des chevaux adultes normaux, ce qui est sans conséquence pour des chevaux dont les reins fonctionnent normalement. En général, les cubes de luzerne conviennent mieux aux juments en lactation ou aux chevaux en croissance et comme substitut partiel au fourrage. Même s'il est possible de servir jusqu'à 6,8 kg (15 lb) ou plus de cubes par cheval par jour, une quantité de 1-2,5 kg (2-6 lb) de cubes par cheval par jour peut servir " d'allongeur de foin " si les chevaux ont accès à peu de foin et si le foin est de piètre qualité.

Paille

La paille, qui est constituée des tiges laissées sur place après la récolte du blé ou d'autres cultures de céréales, a une valeur nutritive très faible, mais elle représente quand même une excellente source de fibres. Si les besoins d'un cheval en énergie, en protéines, en minéraux et en vitamines peuvent être comblés par un concentré complet granulé, extrudé ou texturé, le simple fait d'offrir au cheval une litière de paille comblera ses besoins de mastication et le rendra moins enclin à mâcher du bois. Toutefois, si les chevaux sont soudainement placés sur de la paille après avoir été privés de fourrage, ils risquent beaucoup de souffrir de coliques. La paille doit être vue non pas comme une source d'éléments nutritifs pour les chevaux mais comme une source de fibres et une matière à mâcher. Certains chevaux, toutefois, consomment un fort pourcentage de leur litière de paille. Or, la paille risque d'être contaminée par des mycotoxines produites par différents champignons. Par temps pluvieux, le Fusarium, un champignon saprophyte, envahit les épis de céréales. Le fusarium peut produire un certain nombre de toxines qui sont toxiques pour les animaux. Très peu de recherche a été faite sur l'effet de ces mycotoxines sur les chevaux ni sur la quantité que peut renfermer la paille. Par conséquent, il faut se méfier de la paille qui est potentiellement infectée par le fusarium et qui est servie intentionnellement ou non aux chevaux. La paille de seigle infectée par les espèces de champignons du genre Claviceps provoque la dystocie (mise bas lente et difficile) chez les juments gravides. Il faut donc s'abstenir de mettre ces dernières en contact avec de la paille de seigle au cours des deux derniers mois de gestation.

Son de blé

Même si le son de blé est une bonne source de fibres, il ne faut pas en servir aux chevaux en grandes quantités pendant de longues périodes. Le son de blé est extrêmement riche en phosphore et peut engendrer des déséquilibres phosphocalciques débilitants. Le fait de servir aux chevaux des quantités excessives de son peut causer un hyperparathyroïdisme secondaire nutritionnel. Le son est également assez riche en protéines (16 %). Si on le sert comme supplément, il faut limiter l'apport à tout au plus 0,45 kg (1 lb) par cheval adulte par jour et bien équilibrer le rapport phosphocalcique à l'aide de suppléments de calcium. Il n'est pas recommandé d'utiliser le son de blé comme principal substitut de fourrage. Au cours des saisons de croissance pluvieuses, le son de blé risque par ailleurs de renfermer des mycotoxines apparentées à Fusarium.

Son de riz

Le son de riz, qui fait depuis peu l'objet d'une promotion comme source de matières grasses (énergie) pour les chevaux, est une source convenable de fibres. Toutefois, il renferme davantage de phosphore par unité de poids que le son de blé. Certains produits de son de riz offerts sur le marché renferment du calcium qu'on ajoute pour corriger le déséquilibre, mais, pas plus que le son de blé, il n'est pas recommandé d'utiliser le son de riz comme principal substitut de fourrage.

Résidus de tonte ou de jardinage

Étant donné que bon nombre de plantes ornementales et de jardins (tomates, pommes de terre, rhubarbe, etc.) peuvent tuer les chevaux, il n'est pas recommandé d'utiliser les résidus de tonte et de jardinage comme substituts de foin ni même comme suppléments. Même les résidus de tonte d'un peuplement pur sont inacceptables. La petite taille des particules et la forte teneur en eau du gazon tondu avec une tondeuse à gazon contribuent à accélérer la fermentation par temps doux. Les chevaux qui consomment des résidus de gazon et de jardinage sont exposés à des risques de coliques, de botulisme, de fourbure et même de décès.

Et qu’en est-il de la pulpe de betteraves ? Le sujet sera abordé dans le prochain numéro.

Hope asbl

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La phrase du mois

par Jean de la Fontaine

"Je me sers d'animaux pour instruire les hommes."

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Alta Rocc’ânes

par Paule Schlémaire

Avec les ânons du mois de mai, une asinerie a pointé le bout de son nez en Alta Rocca. Alta Rocc’ânes, puisque c’est l’année des A chez les équidés, se situe sur la commune de Serra di Scopamène, en Corse du Sud. Une bonne équipe de quadrupèdes aux grandes oreilles et de bipèdes motivés propose sur place une kyrielle d’activités.

dessin ane

Randonnées en autonomie ou accompagnées, animation nature, stages de découverte de l’âne, formation, élevage.

Avec l’ouverture de cette asinerie, nous espérons rendre à « Fasgianu » se qui appartient à « Fasgianu » c'est-à-dire une place de choix légitime dans notre paysage insulaire. L’âne a toujours été présent dans nos campagnes et après une période d’oubli, nous proposons de réapprendre à le connaître et à prendre plaisir à ses côtés, pour le loisir, pour le travail ou pour les deux. L’asinerie espère pouvoir utiliser ses sabots et participer à la création d’un réseau d’amateurs de ces animaux, professionnels ou particuliers. Certains échanges ont déjà eu lieu (merci Joël Poli) alors continuons !... et n’hésitez pas à venir nous écouter braire à Serra !

photo anes

Asinerie « Alta Rocc’ânes »
U paradisu, Serra di Scopamène
email :altaroccanes@gmail.com

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Cavall'in Festa, l'avant-programme

 

Samedi 12 juin, à partir de 10h30

Soirée à partir de 21 H

affiche

Dimanche 13 juin, à partir de 8h30

Le programme détaillé et toutes les informations pratiques de Cavall'in festa seront disponibles à partir du 7 juin sur le site internet : http://www.cavallinfesta.fr

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Le nouveau visage des Haras Nationaux

par Valérie LAPORTE, chargée de mission du Conseil du Cheval en Corse

En 1806, Napoléon rétablit l’administration des Haras Nationaux. Depuis, l’institution a connu peu de changements, mais aujourd’hui elle se dote de nouvelles règles, plus adaptées au XXIème siècle. Et ce, avec deux prérogatives : s’affranchir de l’attitude vieillissante d’une politique de l’Etat qui prend tout à sa charge, tout en ne laissant pas tomber les deux cents ans d’héritage légué par Napoléon. En bref, l’Etat doit désormais supporter des projets viables tout en continuant de défendre sa politique du secteur cheval.
A l’origine de cette réforme, la revendication du secteur privé qui voulait récupérer les missions dites concurrentielles des Haras Nationaux, c'est-à-dire l’étalonnage, l’identification et les conseils privés. Et c’est de peu que les Haras Nationaux ont échappé à une privatisation totale de ces activités.

Alors concrètement, comment ça va marcher ?

Deux nouvelles institutions ont été créées afin de séparer les missions entièrement subventionnées et celles qui peuvent faire l’objet d’un partenariat privé/public.
Tout d’abord, l’Institut Français du Cheval et de l’Equitation (IFCE ), dont le siège est à Saumur, concentrera les missions dites régaliennes des Haras Nationaux, c'est-à-dire le maintien du patrimoine, la formation, la recherche et le SIRE (fichier central d’identification des équidés).
La mission de l’IFCE est de promouvoir et défendre une image nationale du cheval que ce soit dans sa dimension culturelle ou sportive. Parallèlement, un Groupe d’Intérêt Public (GIP) a été créé sous le nom de France Haras afin de gérer les missions concurrentielles : l’élevage, l’étalonnage et le conseil aux éleveurs. Il s’agit d’un partenariat détenu en majorité par l’Etat (51 %) et par le privé. Ainsi l’Etat fournit l’espace, le personnel et les étalons existants. Les acteurs du privé investissent et se chargent d’assurer le fonctionnement selon les besoins privés de la filière et du marché.

Exemple : si dans une région, l’Etat dispose de deux centres techniques qui produisent beaucoup alors que dans une autre il n’en disposera que d’un seul mais peu viable, il se désengagera de la première région afin d’aider la deuxième qui n’intéressera pas le privé. Ainsi dans la première région les éleveurs privés pourront prendre la place de l’Etat qui, du coup, ne sera plus un obstacle pour le développement de leur activité. Mais leurs bénéfices permettront en partie de financer les régions où le privé est peu présent. L’Etat entend là donner de nouvelles règles pour que, désormais, loin de toute concurrence, éleveurs et Haras Nationaux travaillent ensemble afin que le cheval reste un symbole fort dans l’ensemble des campagnes françaises.

Constitué pour 5 années, ce GIP permet d’engager une réflexion sur les métiers et les régions qui doivent être subventionnés et ceux qui peuvent être privatisés. L’intérêt de France Haras est de mettre à disposition des éleveurs des saillies à prix accessibles en luttant contre les effets de mode et les prix spéculatifs.
L’idée n’est pas forcément de faire des bénéfices mais de permettre aux éleveurs d’avoir de la bonne génétique.

Réduction du budget :

Théoriquement, aucun Haras ne devrait être supprimé en 2010. Mais à terme, certains centres techniques partiront dans la sphère privée. Alors quel avenir est réservé aux dix neuf Haras Nationaux présents sur le territoire ? D’emblée, les sites emblématiques qui regroupent les activités dites régaliennes intégreront l’IFCE. Il s’agit entre autres de Saumur (avec l’ENE), Pompadour, Le Pin, le Lion d’Angers, Uzès ou encore Saint Lô. Cependant l’activité élevage présente sur ces sites sera, elle, gérée par le GIP. Seuls les sites qui ne font pas du tout partie de l’IFCE risquent la privatisation totale. La réforme n’est donc pas innocente et vise à terme une réduction du budget de l’Etat consacré aux Haras Nationaux. Annuellement, les Haras Nationaux fonctionnent avec un budget de cent millions d’euros dont une subvention de quarante cinq millions d’euros. Désormais cette subvention devrait être partagé entre les deux instituts. Une vingtaine de millions d’euros sera consacrée à France Haras, une somme qui devrait diminuer grâce à la privatisation du champ concurrentiel. Les Haras Nationaux sont également concernés par la réforme générale des politiques publiques (RGPP). Un fonctionnaire sur deux partant à la retraite ne sera donc pas remplacé, mais aucune suppression de poste supplémentaire n’est prévue.

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La photo du mois

 

photo du mois

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Dans la presse

publié par Corse-Matin, le 18 mai 2010

Les pompiers sortent un poney d'un puits

Les sapeurs-pompiers sont coutumiers des missions inhabituelles. Celle qui a été réussie hier après-midi à Bonifacio frisait l'impossible. En fin de matinée, le centre de secours de la cité des falaises reçoit un appel d'une ferme équestre au lieu-dit La Pomposa. Cherios, l'un des poneys de la ferme, est tombé dans un puits profond de 15 mètres.

sauvé du puits
Retour à la surface pour le rescapé. Dont le bilan de santé est satisfaisant malgré sa mésaventure.(Photo : DR)

Une première équipe arrive sur les lieux avec trois engins. La première urgence est d'éviter que l'animal se noie. Les sapeurs-pompiers bonifaciens entreprennent donc de pomper l'eau afin d'assécher la cavité. Mais il leur est impossible de remonter sans risque le poney affolé par l'étroite cheminée.

Alerté, le Codis déclenche une équipe de spécialistes du secours en montagne et un pompier vétérinaire. Et pendant que les hommes venus d'Ajaccio sont en route, on s'active à La Pomposa. Pour que les montagnards et le vétérinaire puissent accéder jusqu'au poney accidenté, il faut que la voie soit entièrement dégagée. À l'aide du lot de sauvetage, ils dégagent les tôles de bois qui entravent l'entrée du puits.

Remontée lente et difficile

La suite ressemble à une scène de film à suspense. Les montagnards appuient le vétérinaire qui va injecter un tranquillisant à Cherios en descendant en rappel. Une fois le poney calmé, il est relativement simple de l'équiper d'une sangle pour que les camions de lutte contre le feu puissent le tirer vers l'extérieur.

Mais à trois mètres du sommet, les sauveteurs se rendent compte que leur matériel ne sera pas totalement suffisant. S'ils poursuivent de cette manière, ils risquent un nouvel accident.

Il faut absolument trouver une solution. L'idéal serait de trouver une grue. Le sapeur-pompier responsable de l'opération fait alors appel à la générosité. Et va être très vite entendu.

Solidarité

Une entreprise de travaux publics de la microrégion met un camion-grue à la disposition des services de secours. L'engin arrive rapidement sur les lieux et le sauvetage peut enfin se terminer. Pour le mieux.

À la sortie du puits, Cherios, l'animal fétiche de la ferme équestre, était couvert de boue, épuisé par sa mésaventure et les longues heures passées dans l'eau. Quelque peu « sonné » par les tranquillisants administrés aussi. Mais après un examen par le vétérinaire des pompiers, le bilan était bon. Le poney, âgé de trois ans, ne souffre d'aucune blessure grave. Après quelques heures de repos, il pourra de nouveau galoper dans la campagne environnante. En évitant toutefois les puits... Mais il est clair que ses propriétaires s'attacheront à lui en interdire désormais l'accès.

Isabelle Luccioni

sauvé du puits
(Photo : DR)

sauvé du puits
(Photo : DR)

sauvé du puits
(Photo : DR)

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Actualité : les records 2010

 

Le plus grand

C'est officiel, Big Jake, toisant 2,10 m au garrot pour 1180 kg, est le nouveau cheval vivant le plus grand du monde. Ce géant est un trait belge de 9 ans qui vit à Smokey Hollow Farm, au Wisconsin, USA. La ferme l'a acheté au Nebraska quand il n'avait que quelques mois. Comme son nom l'indique, il était déjà très grand à la naissance. A la base, la ferme Smokey Hollow est spécialisée dans les arbres et les cadeaux de Noël mais elle pratique un peu de commerce de chevaux, en particulier avec les fermiers Amish du voisinage qui utilisent beaucoup les traits belges dans leur travail.

Big Jake
Big Jake

Le plus petit

Einstein revendique le titre de plus petit cheval du monde. Né le 22 avril dernier au New Hampshire, aux Etats-Unis, ce mâle miniature ne mesurait que 35,6 cm pour 2,7 kg à l'âge d'une semaine. Le Guinness ne pourra le déclarer tenant du titre ou pas que lorsqu'il aura fêté son quatrième anniversaire.

Einstein
Einstein

C'est donc Thumbelina qui continue à détenir le record, même si, selon les propriétaires d'Einstein, "elle présente des signes morphologiques de nanisme".
Thumbelina a, évidemment, son propre site Internet (http://www.worldssmallesthorse.com/) sur lequel on peut acheter sa chanson, des objets à son effigie ou une photo dédicacée par la star.

Thumbelina
Thumbelina aux chutes du Niagara

Et les autres

Le record du saut en hauteur pour un cochon revient cette année à Kotetsu au Japon, avec un saut de 70 cm.

saut de cochon

Le lapin qui a les plus grandes oreilles (79 cm) est Nipper's Geronimo, en Californie.

lapin

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