n°25 - septembre 2011

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Editorial | Une championne | Défilé à Corte | Assises du cheval | Incinération | Assurance | La phrase du mois
Endurance Calvi-Calenzana | Brigades à cheval | La photo du mois | Une race : le Nokota | Dans la presse

Editorial

par Laetitia Taillade

La saison qui s'achève est marquée par une baisse de la fréquentation mais aussi une grande inquiétude pour les professionnels de l'équitation : la hausse de la TVA qui se profile à l'horizon 2012.

En 2004, les professionnels de l'équitation avaient obtenu le statut agricole, assorti d'une baisse de la TVA de 19,6% à 5,5%. Pour nombre d'entre eux, cela a permis la création d'entreprises et des embauches et pour la clientèle, des prix raisonnables.

Cet acquis est remis en cause par la cour de justice européenne, qui se base sur le fait que le cheval, dans cette utilisation, n'est pas destiné à la consommation humaine : cela relève donc davantage du loisir que de l'agriculture. Plusieurs pays européens ont déjà été condamnés, c'est le tour de la France d'être dans la ligne de mire de Bruxelles. Les clubs associatifs ne sont pas concernés.

Les principaux acteurs concernés se mobilisent pour sensibiliser les élus. La Fédération Française d'Equitation, le Groupement Hippique National, la Chambre Syndicale du Commerce des Chevaux en France et la Fédération Nationale du Cheval se sont regroupés au sein du collectif "L'équitation en péril". L'idée première serait de réclamer au gouvernement la modification d'un article du code général des impôts afin d'inscrire l'équitation dans la liste des activités physiques et sportives utilisant des animaux et des installations agricoles, nécessaires à cet effet, ces infrastructures pouvant bénéficier d'une TVA réduite. Le commerce des chevaux ne pourrait en bénéficier.

Pour télécharger l'article publié dans la REF n° 128 (mensuel officiel de la FFE), cliquer ici
Site L'équitation en péril

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Une championne

 

La jeune cavalière Kelly Ettori, a, encore une fois, porté haut les couleurs de la Corse au championnat de France des As à Fontainebleau en juillet dernier. Avec Chérie Lady, elle ajoute à son palmarès le titre de vice-championne dans la catégorie jeunes cavaliers.

Un exploit d'autant plus remarquable qu'elle s'était cassé la clavicule et avait eu 35 points de suture à la tête en mars et que sa jument avait été arrêtée deux mois, suite au CSIO de Reims où elle faisait partie de l'équipe de France.

Bravo et merci Kelly !

le podium
Le podium du championnat de France

le podium
CSIO Reims

le podium
CSIO Reims

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Défilé à Corte

 

Dans le cadre de la randonnée organisée par Corse Attelage, les attelages défileront dans les rues de Corte le vendredi 16 septembre, à 11 heures. L'occasion d'admirer les magnifiques équipages attendus…

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Assises du cheval

par Dominique Sbraggia, président du Conseil du Cheval en Corse

Le 11 juin 2011 se sont tenues, à Cavallu’in festa, à Corte, les premières assises du cheval en Corse.

Thèmes débattus :
L’importance de la filière équine
Les actions 2010
Les actions 2011
Intervenant extérieur, Madame Catherine Trillaud-Geyl, de l’IFCE, qui a tenu une conférence sur l’épidémiologie et la nourriture des équidés (voir le lien vers la présentation PowerPoint en fin d'article).

Le Président ouvre les débats à 18h30, insiste sur l’importance du rôle de la filière et de sa présence à toutes les foires de l’île ainsi qu’à toutes les réunions qui touchent le monde du cheval qu’elles soient régionales ou nationales.
Le Président présente les actions menées en 2010 :

  1. Poursuite de la campagne d’identification (prestataires Haras Nationaux, subvention 10 000€)
  2. Observatoire Economique et Social de la filière en cours de réalisation (prestataire CRE , subvention 12 000€)
  3. Poursuite du travail sur les itinéraires (prestataire CRTE, subvention 16 000€)
  4. Action Tenda : capture, identification, placement des chevaux indésirables (prestataires CRTE / Cavallu Corsu, subvention 12 000€)
  5. Investissements : clôtures et parc de contention à Tenda (subvention 11 000€)
  6. Formation de juges (subvention 2 000€).

Actions 2011 :

  1. Valorisation des équidés (prestataire Cavallu Corsu)
  2. Dossier de certification de qualité des centres équestres (prestataires CRE / CRTE)
  3. Reconnaissance race cheval Corse (prestataire conventionné Cavallu Corsu)
  4. Tenda (prestataire conventionné Cavallu Corsu)
  5. Reconnaissance âne corse (prestataire Isul’ânes)
  6. Equarrissage + traitement du fumier (prestataire CRE). Il s’agit de mener une étude sur l’enlèvement des cadavres de chevaux pour alléger les coûts des propriétaires et une seconde étude sur la valorisation du fumier.
  7. Suivi de 8 centres équestres, objectif : acquisition de réponse technique et économique en vue de constituer les objectifs de décision.
  8. Actualisation de l’Observatoire Economique (prestataire conventionné CRE)
  9. Itinéraires ; développer un réseau de tourisme équestre de qualité (prestataire conventionné CRTE)
  10. Pôle hippique régional ; créer un pôle hippique régional sur l’élevage de sélection et de valorisation (prestataire conventionné Cavallu Corsu)

Le Président donne la parole à Madame Catherine Trillaud-Geyll intervenante de l’Institut Français du Cheval et de l’Equitation qui va rappeler au public la dangerosité des virus circulant en Europe et présente un diaporama sur l’alimentation du cheval.

En fin de séance, le Président trace les lignes de l’avenir de la filière équine en Corse.

A. Structurer la filière autour du Conseil du Cheval en Corse
La structuration de la filière passe par l’élaboration d’un plan global de développement avec les acteurs de la filière, l’Etat et les Collectivités locales afin de définir des actions thématiques et transversales. La cohérence des projets et actions menés par les différents collèges sera évaluée par le C.C.C avant d’être soumis aux organismes tels que le Fonds Eperon, les Conseils Régionaux et Généraux.

B. Améliorer l’économie de la filière
L’objectif est de permettre aux entreprises de la filière d’atteindre un niveau de rentabilité acceptable, d’assurer leur pérennité et favoriser la création d’emplois.

C. Professionnaliser les entreprises et structures équestres
La formation doit s’adapter aux nouveaux besoins des entreprises équestres, c’est pourquoi nous voulons mettre en place des relations de travail avec les centres de formations.

D. Renforcer l’image et l’attractivité du cheval en Corse
Le dernier objectif peut se concrétiser par des actions comme :

Avant de clore les débats, le Président remercie Monsieur Mattei Alain d’avoir permis la tenue de ces premières Assises du cheval.

Deux réunions auront lieu avant la fin de l’année avec tous les professionnels de la région, afin de définir la ligne de conduite de la filière, ainsi qu’un débat avec les structures équestres agricoles sur les aides financières qui pourraient être obtenues pour l’amélioration des exploitations.

Pour télécharger la présentation consacrée à l'alimentation, cliquer ici

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Incinération

par Laetitia Taillade

Depuis plusieurs mois, l'incinération des équidés est possible en France, sous certaines conditions. Jusque là, la seule solution était l’équarrissage, l'enterrement des animaux de plus de 40 kg étant interdit aussi bien sur les propriétés privées que dans les cimetières animaliers. Les propriétaires désireux de faire partir plus dignement leur compagnon devaient les transporter en Belgique pour procéder à l'incinération.

Evidemment, en Corse où la crémation des personnes est encore impossible, celle des équidés n'est absolument pas envisageable, les deux centres créés sur le continent étant bien trop éloignés. Situés respectivement en Normandie et en région Rhône-Alpes, leur zone de collecte se limite à une trentaine de départements mais il est possible de transporter soi-même la dépouille. L'incinération, réservée aux animaux identifiés appartenant à des particuliers, doit passer par une certification du vétérinaire qui va constater le décès, s'assurer de la faisabilité de la procédure et du respect des conditions sanitaires de collectes.

Certaines assurances spécialisées proposent une assurance incinération prenant en charge le coût du transport et de la crémation.

La restitution des cendres des équidés n'est pas possible. Il existe sur Internet un site proposant un cimetière virtuel pour animaux "pour honorer son animal disparu", sur lequel on peut même déposer des fleurs virtuelles qui se faneront au bout de quelques jours...

incineris.fr

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Assurance

 

Très peu de compagnies proposent l'assurance mortalité des équidés en Corse. Nous souhaiterions établir une liste des assureurs disposant de ce service qui sera publiée sur notre site Internet. Si vous connaissez une assurance, merci de nous communiquer ses coordonnées par mail à partir de la page contacts de notre site.

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La phrase du mois

par Ludwig Hunersdorf (1748-1813, écuyer militaire allemand)

"Le but de l'Art n'est pas de monter seulement l'animal bien conformé, mais de tirer tout le parti possible de ceux qui ont été moins bien dotés par la nature"

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Endurance Calvi-Calenzana

 

Afin de ne pas perdre de temps aux inscriptions, nous demandons à ceux qui engagereront sur le terrain, feront un changement de monte ou de cavalier ou qui engagent sous X de bien vouloir télécharger la fiche d'engagement et de l'amener, complétée, à la table des inscriptions le jour du concours :

télécharger

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Brigades à cheval

par Laetitia Taillade

Cet été, le CRTE, le Conservatoire du Littoral et le Conseil Général de Haute-Corse ont mis en place un programme de surveillance des incendies par des brigades à cheval dans le désert des Agriate. Trois sites ont été ainsi placés sous surveillance : Ostriconi, Malfalco et Saleccia.

Trois équipes, composées chacune d'un agent du Littoral, formé préalablement à Equiloisirs, et d'un ATE, avec des chevaux mis à disposition par le CRTE, sont sorties les jours d'alerte pour des missions de prévention et de surveillance, en relation avec le SDIS, dans des endroits inaccessibles en véhicule motorisé.

agent à cheval

Le CRTE souhaite maintenant mettre en place une formation débouchant sur un diplôme à l'attention des agents du Parc Naturel, de l'ONF, du Conservatoire du Littoral…, pour que ces derniers puissent sortir à cheval sans encadrement.

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La photo du mois

 

photo du mois

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Une race : le Nokota

par Laetitia Taillade

Aux Etats-Unis, le cheval Nokota doit sa survie à l'engagement des deux hommes, les frères Leo et Frank Kuntz.

A l'origine de cette race, les derniers chevaux sauvages vivant dans la rude région des Badlands, au sud-ouest du Dakota du Nord, auxquels se sont mêlés des chevaux domestiques échappés des campements indiens ou de ranchs au XIXe siècle. Le Nokota est donc un descendant des chevaux de guerre et de chasse de certaines tribus indiennes, endurants et polyvalents, comme ceux confisqués au chef sioux Sitting Bull.

Lors de la création du Parc National Theodore Roosevelt, à la fin des années 1940, des groupes de ces chevaux ont été enfermés accidentellement à l'intérieur des clôtures. Ce sont les seuls qui ont survécu dans la région car une campagne d'éradication des chevaux sauvages a été lancée par les autorités. Entre 1950 et 1979, le service gestionnaire du parc a tenté, lui aussi, de se débarrasser des chevaux en les capturant et les vendant aux abattoirs.

La pression publique a permis un changement de politique et un nombre limité de chevaux a été toléré dans l’enceinte du parc comme troupeau historique de démonstration. Paradoxalement, des étalons d'autres races ont été introduits pour améliorer la race, augmentant ainsi la valeur marchande des équidés capturés.

Les frères Kuntz, éleveurs de chevaux de sport, impressionnés par l'intelligence, la longévité, la structure osseuse et la force des membres et des pieds de cette race, ont alors acheté un maximum de chevaux originaux du parc. L'idée première était des les croiser avec leurs chevaux de course, mais ils ont finalement décidé de préserver et sauver la race originelle, qu'ils baptisent Nokota.

Le Nokota est costaud, rustique, robuste et agile, avec un excellent mental. Ce parfait cheval de loisir, très polyvalent, peut également être destiné au dressage, à l'endurance ou à l'équitation western.

Les Nokotas de type "Fondation" sont issus des chevaux capturés dans le parc avant l'introduction d'autres races. Ceux de type "Cross" sont issus des premiers croisements effectués dans les années 80 par les frères Kuntz.

En France, deux passionnés contribuent à la sauvegarde de la race 100% fondation, qui ne compte que 250 individus à travers le monde. François Marchal préside l'association de race française "Nokota Horse Conservancy France". Avec sa femme Valérie, ils ont créé le Nokota Ranch, près de Chantilly, premier élevage de Nokotas en Europe. Ils y élèvent des poulains issus d'une souche fondation ou vous proposent la sélection et l'import de chevaux directement du Ranch Kuntz. Il faut compter environ 4000 € pour un poulain né en France et entre 5000 € et 6000 € pour un poulain importé.

Les poulinières du Ranch, qui représentent bien les différentes facettes du cheval Nokota, du cheval de ranch solide au petit cheval indien plus fougueux :

Flashy Wolf
Flashy Wolf

Thunder Bull
Thunder Bull

Lakota Bird
Lakota Bird

Nous vous invitons vivement à visiter leur site Internet, très complet, d'où sont tirées toutes ces informations (merci !) : http://www.nokota-ranch.com/.

Nokota Horse Conservancy, gestionnaire du stud book américain, a signé, conjointement avec Nokota Horse Conservancy France , une convention avec les Haras Nationaux. Les chevaux Nokotas nés en France et disposant de papiers américains peuvent bénéficier d'un papier français "Nokota" reprenant le papier américain et peuvent ainsi participer aux compétitions. Les chevaux importés, eux, ont des papiers de chevaux de selle d'origine étrangère et peuvent donc aussi participer aux compétitions.

François Marchal a publié un roman, "Last Bullet", qui raconte l'histoire des origines du cheval Nokota lors des dernières guerres indiennes. A découvrir sur : http://fr.blurb.com

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Dans la presse

publié par larepubliquedespyrenees.fr, le 30 juillet 2011.

Accous: un âne dans les cieux

âne hélitreuillé
C'est par les airs que l'âne blessé a regagné la vallée. © G. Debouverie

Ce n'étaient pas des parapentes qui attiraient l'oeil hier matin à Accous, mais un hélicoptère transportant un âne. L'animal du pâtre communal, Damien Chauvet, a été hélitreuillé de la cabane de Laiterine à l'entrée du village. Depuis deux jours, l'animal souffrait d'une luxation à l'épaule après une chute. Le garder en estive l'aurait condamné à une mort certaine. Le pâtre a fait appel à l'IPHB (Institution Patrimoniale du Haut-Béarn) pour un hélitreuillage de son compagnon habituellement chargé du ravitaillement et du transport dans l'estive difficile d'accès.

« Ces missions de sauvetage sont intégrées dans nos aides au pastoralisme avec des fonds du conseil général, 3 à 4 000 € par an » rappelle Didier Hervé, directeur de l'IPHB.

Il faut s'assurer que l'animal est sauvable et qu'un hélicoptère passe sur zone. Et en ce moment, il y a de nombreux travaux en montagne pour l'EDF, la SHEM, le Parc National ou les communes.

« Nous jouons un rôle de coordination pour saisir une opportunité. La prise en charge financière est de 20% pour le berger et de 80% pour l'IPHB. Ainsi le rapatriement de l'âne ce matin va revenir à 350 € HT » a souligné Didier Hervé.

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