n°27 - novembre 2011

tous les numéros d'é-kilibre fleche lien

Editorial | L'entretien dentaire des équidés | Journées Pony Games | La phrase du mois | Equicomplice | Championnat de Corse
La photo du mois | Le cheval dans l'Histoire | Télévision | Dans la presse

Editorial

par Carine Poletti

Les barbelés

En France, il n'existe, malheureusement, aucune loi interdisant l'usage de fils de fer barbelés pour le parcage des équidés sur une propriété privée.

Bizarrement, une seule réglementation existe concernant ce point, et elle ne concerne que les établissements recevant du public !

Voici ce texte : "Article A322-125 Version en vigueur au 27 janvier 2011, depuis le 30 avril 2008
Les établissements ouverts au public pour l'utilisation des équidés devront, pour réaliser cette activité respecter les règles suivantes : leur implantation doit être compatible avec le cadre de leur environnement, la circulation routière, les accès et les possibilités de sorties des cavaliers. La conception d'ensemble des locaux, écuries, manèges, des installations extérieures, carrière, piste d'entraînement, prairies et enclos et des voies de circulation intérieure, doit être compatible avec la nature de l'activité exercée. Les matériaux de construction et les clôtures doivent être conçus de façon à ne pas être une cause d'accident pour les personnes et les animaux : l'usage des fils de fer barbelés est en particulier interdit."

Donc, dans les établissements "publics", et juste à cause de ce fait, les équidés seraient hors de danger ? C'est inacceptable !

Je fais donc appel à votre bon sens et à votre responsabilité concernant le bien-être de vos équidés pour éviter ce genre de clôture... Sans parler du coût des frais vétérinaires en cas de blessures. Beaucoup de chevaux périssent régulièrement !

Je rappelle que pour l'adoption d'un équidé placé par l'association Equitable-Corse, l'usage du barbelé est strictement interdit, sous peine de reprise de l'animal.

retour haut de page

L'entretien dentaire des équidés

par Joël Poli, technicien dentaire équin

Les dents des chevaux poussent régulièrement

Les dents des chevaux présentent la particularité de pousser de manière continue de 4 à 6 millimètres par an. Cette caractéristique traduisait l'adaptation d'animaux sauvages à une nourriture ligneuse. L'alimentation moderne des chevaux domestiqués est beaucoup plus "molle" et entraîne une usure insuffisante des dents. Il s’ensuit divers problèmes débouchant souvent sur des pathologies. Parmi les plus courantes, on observe la persistance de dents de lait aux côtés des dents définitives, la formation de dents surnuméraires (dites "dents de loup" ou "dents de cochon") ou encore celle de surdents constituées d’émail très solide et tranchant qui portent atteinte aux tissus mous de la bouche.

Les pathologies liées aux problèmes dentaires

Les pathologies dentaires peuvent passer inaperçues aux yeux du cavalier car leur observation nécessite l’utilisation d’un ouvre-bouche adapté.

dominance dentaire

La photo illustre l’exemple d’une dominance dentaire: la dent de la mâchoire inférieure présente une pointe d’émail à croissance continue qui blesse douloureusement les tissus mous et entrave considérablement les mouvements de mastication : avec un bol alimentaire imparfaitement préparé qui pénètre dans l’œsophage, c’est l’ensemble du processus digestif qui est perturbé avec les conséquences qui en découlent :

Pour le cavalier :

Les répercussions au niveau du travail (réticence à l’embouchure, restriction de l’engagement, stress, mauvaise incurvation, instabilité sur la main, etc…) sont d’autant plus perceptibles que l’utilisation du mors accentue la douleur. De plus, la ration alimentaire étant incomplètement assimilée, elle est partiellement gaspillée ce qui représente une perte financière.

Le technicien dentaire équin: un matériel performant, des compétences techniques

L’examen bucco-dentaire pratiqué par le technicien dentaire équin met en évidence d’éventuelles anomalies de la cavité buccale telles que : surdents, dents de loup ou de cochon, persistance des dents de lait, carie, fracture dentaire, diastème (espace inter-dentaire)… Equipé d’un matériel ultra moderne adapté, il est en mesure de corriger la majorité d’entre elles par des interventions essentiellement indolores (extraction des dents surnuméraires, profilage des prémolaires favorisant l’utilisation du mors, polissage des crêtes…).

Un entretien annuel

Prendre soin de son cheval implique de veiller à sa santé et à son bien-être.

Il est préférable de prévenir l’apparition des troubles plutôt que de chercher à soigner les pathologies qui en résultent. C’est pourquoi une visite annuelle d’entretien du technicien dentaire permet de vérifier l’état général de la cavité buccale et de pratiquer les interventions nécessaires suffisamment tôt.

En prenant soin de son cheval le cavalier préserve sa santé et lui permet de donner le meilleur de lui-même. Ses performances sportives, son aptitude au travail, sa forme générale s’en trouvent accrues.

Questions pratiques

Quand faire appel ?

Comment préparer ?

Pour des raisons de sécurité, la visite a lieu dans un box, de préférence haut de plafond. Dans la mesure du possible, le professionnel doit disposer d’eau et de courant électrique.

Faut-il endormir ?

La majorité des chevaux accepte l’intervention dentaire sans sédation. Les sujets récalcitrants doivent subir une anesthésie pratiquée par un vétérinaire. Il faut donc s’assurer de la disponibilité du vétérinaire lors de la visite du technicien dentaire équin.

retour haut de page

Journées Pony Games

par le Poney Club A Staffa

Cette année, les journées du Pony Games sont prévues le samedi 5 et le dimanche 6 novembre 2011 au Poney Club A Staffa, à Porto-Vecchio.

affiche

Le samedi 5 novembre, stage avec Julien Henry (cavalier de l’équipe de France de Pony Games, vice-champion du monde) :

Ce stage s’adresse à tous, quelque soit votre niveau équestre ou de Pony Games (à partir de 8ans).

Le dimanche 6 novembre :

Rencontre amicale avec d’autres centres équestres de Corse, jeux par équipes le matin, jeux en paires l’après-midi.

Le Pony Games se joue en paire ou en équipe, vous vous engagez moralement envers les autres membres de votre équipe, ne les laissez pas tomber au dernier moment.

Une buvette assurera une restauration rapide toute la journée de dimanche.

Renseignements auprès de Damien, Sylvie ou Sébastien, 06.16.56.73.60 / 04.95.70.47.51

retour haut de page

La phrase du mois

par Etienne Beudant, écuyer français surnommé "l'écuyer mirobolant" (1863-1949)

"En dressage, le grand écueil est la manie de s'en prendre aux effets au lieu de rechercher leurs causes pour les modifier"

retour haut de page

Equicomplice

 

Equicomplice s'appuie sur la communication éthologique, une pédagogie adaptée aux chevaux pour toutes les disciplines équestres, pour expliquer aux chevaux ce que l'on attend d'eux. Cette méthode met en place une complicité qui permet d’obtenir une confiance totale du cheval et lui faire faire tous les exercices tels que sauter un obstacle, passer un passage difficile, rentrer dans un van, garder son calme face à un danger potentiel, etc…

La structure propose des cours d'éthologie ou différentes formules de stages.

Animé par Damien Chaulet et Jean-Luc Sauge, le stage Equicomplice / Mouvement de pleine conscience (car c'est en connaissant son corps que l'on communique le mieux) s'adresse à tous les publics, débutants comme confirmés. Il s'agit d'un stage d’introduction à la notion de mouvement de pleine conscience pour obtenir une relation avec un cheval complice. Les stagiaires vont travailler sur trois principes - respect, connexion et confiance – et trois fondamentaux :

saut en liberté

Le programme type est modulable en fonction des publics et des souhaits des publics. Damien Chaulet précise : "nous pouvons bien évidemment travailler sur un problème particulier dans un couple cavalier/cheval. Toutes les difficultés sont réparables et disparaitront malgré la difficulté ou la dangerosité des chevaux".

Equicomplice, Poney Club A Staffa route de Palombaggia, 20137 Porto-Vecchio
tél : 06 16 56 73 60
http://www.astaffa.fr/ethologie-equitation-equicomplice/

retour haut de page

Championnat de Corse

par Anne Seffar

Le Haras des Sables se distingue en saut d'obstacles. En effet, trois de ses cavalières ont été, pour la saison 2010-2011, chacune dans sa catégorie, championnes de Corse.

Toutes les trois s’accordent à dire que le titre obtenu est  le fruit  d’un travail  régulier, réalisé avec leur coach et leur président, Dominique Sbraggia.

Malgré toutes les vicissitudes parfois rencontrées dans la pratique de ce sport, la passion du cheval est récompensée .

les 3 championnes
Les trois championnes : Elia Seffar (Amateur 3), Laura Santini (Amateur 2) et Chloé Lecorre (Club 1)

retour haut de page

La photo du mois

 

photo du mois

retour haut de page

Le cheval dans l'Histoire

par Laetitia taillade

Au Moyen-Age, la classification des chevaux se faisait par le modèle et l'usage et non par la race. "Cheval" était plutôt un terme générique employé pour désigner une mauvaise monture.

La qualité du cheval et le nombre des chevaux possédés étaient signes de richesse et de position dans la hiérarchie féodale.

Le destrier était le cheval de bataille des chevaliers, également utilisé lors des tournois. Très coûteux, c'était un cheval de charge à la fois rapide, agile, puissant et lourd, capable de porter le cavalier, sa lourde armure et ses armes, en étant équipé lui-même d'une protection en fer , le caparaçon. En raison des risques de blessure, de mort ou de capture du destrier, chaque chevalier devait en avoir plusieurs.

chevalier en armes et son destrier

Le chevalier se déplaçait jusqu'au champ de bataille sur le dos d'un cheval de qualité inférieure, un roussin ou roncin. Le destrier était mené en main ( par la main droite, "destre") par un écuyer, jusqu'à ce que l'ennemi soit en vue.

Le destrier est à l’origine de l’expression française « Monter sur ses grands chevaux » qui signifie « s’emporter » par analogie avec le chevalier qui partait guerroyer sur son destrier.

Les destriers étaient le plus souvent entiers, les chevaliers mettant à profit leur instinct d’agressivité au sein de la bataille.

Le coursier, moins onéreux et plus léger, était également choisi pour des raisons tactiques par les chevaliers pour la guerre pour sa rapidité. Il pouvait également servir pour la chasse.

Les chevaliers pauvres et les hommes d'armes montaient des roussins pendant les batailles mais ces chevaux à tout faire étaient également montés pas les châtelains ou utilisés pour la formation à la guerre.

Le palefroi, aussi coûteux que le destrier, était le cheval de prestige, capable de se déplacer à l'amble, utilisé par les nobles pour les cérémonies et les loisirs.

Le sommier, de peu de valeur, comme son nom l'indique était une bête de somme, corvéable à merci, utilisée pour le trait ou le bât.

La rosse était un cheval de mauvaise qualité, sans vigueur.

Source principale : Wikipedia

retour haut de page

Télévision

par Laetitia Taillade

Sur la chaine Equidia Life, l'émission "Rêves de randonnées" propose à une personnalité de lui organiser la randonnée de ses rêves avec deux de ses amis.

Maud Fontenoy a choisi la Corse et a randonné quatre jours, cet été, dans les Agriate avec François Vescovali et l'équipe de la Ferme Equestre d'Arbo Valley, sur le thème "profiter de la nature sans la dénaturer".

L'émission sera diffusée le mercredi 9 novembre à 20h30, avec une rediffusion le 11 novembre à 10h.

retour haut de page

Dans la presse

publié par www.cyberpresse.ca, le 1er octobre 2011.

Haltes routières... pour chevaux (Canada)

âne
On bichonne de plus en plus les chevaux dans la MRC de Mékinac où on s'apprête à installer des haltes équestres avec douches.
(photo d'archives : Ève Guillemette)

(Hérouxville) La MRC de Mékinac va bel et bien de l'avant avec son projet de devenir LA destination équestre de l'est du Québec. Cinq municipalités viennent en effet de se mettre d'accord pour aménager chez elles une halte équestre où cavaliers et chevaux pourront se rafraîchir et, dans le cas de ceux qui font de longs parcours, se doucher.

Le maire de Hérouxville, Bernard Thompson, rappelle qu'il existe une clientèle québécoise et européenne très intéressée par des sorties de plusieurs jours à cheval et qu'on retrouve environ 100 kilomètres de sentiers dans Mékinac dont le sentier Pégase.

En conséquence, il faut prévoir des infrastructures pour accommoder tout ce beau monde, les cavaliers comme leurs montures.

Des blocs sanitaires seront donc installés dans cinq municipalités constituant un premier circuit soit Hérouxville, Saint-Tite, Notre-Dame-de-Montauban, Lac-aux-Sables (Hervey-Jonction) et Saint-Séverin. Il est question d'abreuvoirs et de douches et même d'installations extérieures pour rafraîchir les chevaux: dalle de béton, barre d'attache et boyaux d'arrosage. Ces équipements seraient aménagés près d'écuries déjà existantes comme à Saint-Tite ou d'entreprises équestres comme le Parc équestre de la Mauricie, afin d'éviter les endroits isolés et le vandalisme.

Les municipalités comptent par ailleurs conclure une entente de gestion avec le Club des 4 fers, un organisme sans but lucratif, ce qui leur permettrait de faire appel au Pacte rural de la MRC de Mékinac le mois prochain, pour obtenir une partie du financement nécessaire à l'aménagement de ces équipements.

M. Thompson insiste, il s'agira de véritables haltes pouvant aussi recevoir les simples touristes spectateurs, attirés par les compétitions équestres.

Le maire Thompson ne doute pas du succès que remporteront ces installations compte tenu des résultats étonnants obtenus avec une simple carte des sentiers de la MRC offerte aux amateurs de chevaux cet été.

Ce dernier se félicite par ailleurs du comité équestre mis sur pied dans la MRC de Mékinac, auquel participe l'organisation du Festival western de Saint-Tite et qui suscite une belle concertation.

«Nous allons d'ailleurs organiser une rencontre bientôt avec les gens de chevaux (école, pension, écurie, parc etc.) pour aller chercher le pouls et voir à quoi ils s'attendent.»

Michel Gervais, du Parc équestre de la Mauricie, se réjouit de ce développement, lui qui multiplie les activités à son parc. Il a tenu cinq compétitions cette année et compte en organiser davantage l'an prochain.

«On a attiré des gens qui sont venus du Saguenay, de Lanaudière, du Centre-du-Québec (pour les compétitions classiques dans ce dernier cas) et qui ont adoré la place. Mais pas de douches, c'est moins intéressant. Moi et d'autres promoteurs voulons développer le tourisme équestre. On a l'équipement pour les campeurs dans la région, mais il manque des installations pour les chevaux. L'année prochaine, on les aura. Ce sera même intéressant pour les gens des pistes cyclables qui pourront pique-niquer à ces haltes et voir les chevaux. On est toujours heureux de montrer nos bêtes», assure-t-il.

Louise Plante, Le Nouvelliste

retour haut de page
version imprimable