n°41 - janvier 2013

tous les numéros d'é-kilibre fleche lien

meilleurs voeux

Editorial | Assemblée générale | Le Père Noël préfère les chevaux | La phrase du mois
Des souvenirs et des projets : à la découverte d'une nouvelle écurie de propriétaires, les Haras de Rasignani | Races | La photo du mois L'athlète handicapé Oscar Pistorius bat un cheval à la course | Dans la presse

Editorial

par Carine Poletti

Chevaux élevés au biberon

Si le poulain apprend au sein de son propre groupe le comportement qu'il peut et doit avoir avec ses congénères, c'est au contact direct de l'homme qu'il apprendra à s'adapter à lui.

Un cheval adulte ne tolère pas de se faire brutaliser par un jeune et il le remet bien vite à sa place. De même, le poulain domestique doit apprendre le plus tôt possible ce qui est permis avec les humains et ce qui ne l'est pas.

Plus il est manipulé jeune, plus le poulain sera décontracté dans ses rapports avec l'homme.

Mais attention, c'est une situation à double tranchant : s'il est élevé comme un chien et habitué à l'homme dès son plus jeune âge, sans qu'on ne lui pose de limite, l'animal, une fois adulte, sera insupportable, voire dangereux.

L'idéal est un contact précoce et répété avec l'homme, accompagné de règles simples et strictes : ne pas mordiller, ne pas monter sur les épaules, etc... Ainsi on obtiendra un cheval équilibré, bien dans sa tête et agréable à vivre.

Trop de chevaux élevés au biberon, suite au décès de la mère, finissent dangereux pour l'homme ! Un poulain n'est pas une peluche (en grandissant il atteindra 500kg de muscles), ayez un comportement qui se rapproche de ce qu'il trouverait avec ses congénères et non anthropomorphiste (attribution de caractéristiques comportementales ou morphologiques humaines à d'autres entités comme des animaux, des objets, des phénomènes, voire des idées ). Il serait dommage d'en arriver là :

Extrait d'un documentaire de 2011 consacré au dresseur américain Buck Brannaman, qui a inspiré le roman "L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux". Le cheval, orphelin, a été élevé au biberon et gardé entier. Son propriétaire excuse son comportement par le fait qu'il aurait été privé d'oxygène à la naissance.
Pour le visionner, merci de lire é-kilibre sur notre site : http://www.equitable-corse.com/ekilibre41.html

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Assemblée générale

 

L'assemblée générale ordinaire de l'association Equitable-Corse se tiendra le dimanche 13 janvier 2013 à 10 heures à Corte, au restaurant l'Oliveraie, lieu-dit Perru. Elle sera suivie d'un repas au prix de 25 euros par personne. Toutes les personnes désirant se joindre aux adhérents pour le repas sont les bienvenues. Nous vous prions simplement de réserver avant le 7 janvier auprès du secrétariat de l'association au 04 95 65 37 36 ou par mail (voir rubrique "contacts" du site).

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Le Père Noël préfère les chevaux

par Laetitia Taillade

A Calvi, le Père Noël a troqué ses rennes contre des chevaux et des poneys.

La mairie de Calvi, pour ses animations destinées aux écoles primaires, a fait appel aux cavaliers et a insisté pour que l'association Equitable-Corse soit présente pour accompagner le célèbre barbu tant attendu par les enfants. Le 13 décembre, il était entouré par les cavaliers du club A Cavallu.

Le 14 décembre, il est arrivé dans la petite calèche aux couleurs d'Equitable-Corse, tractée par le poney Domino et menée par Yves Roblin, son dresseur. A ses côtés, Mireille Ouvrier-Buffet, du Cercle Equestre de Balagne, et une sympathique ponette que les enfants ont pu caresser.

Père noël en calèche

avec la ponette

Merci à Yves d'avoir fait le déplacement depuis Aleria pour assurer cette animation et bravo pour son travail avec Domino, qui, pour sa première sortie en ville, a fait la fierté de sa propriétaire.

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La phrase du mois

par Pat Parelli, dresseur équestre américain

"Sois aussi doux que possible, mais aussi ferme que nécessaire. Si tu es ferme, ne cède pas à l'énervement ou à la méchanceté; si tu es doux, n'agis pas en couard."

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Des souvenirs et des projets : à la découverte d'une nouvelle écurie de propriétaires, les Haras de Rasignani

par Daniel Guglielmacci

Ces derniers mois j'ai rencontré Jo Bustori et son équipe sur plusieurs concours d'endurance. Lors d'une discussion pleine de souvenirs, pendant le repas du dernier concours d'endurance de l'année, à Sainte Lucie, j'ai été invité à visiter ses écuries, visite concrétisée quelques semaines plus tard.

Justement, en parlant des souvenirs…

Jo n'est pas un inconnu, même si, pendant un temps un peu long, nous l'avions perdu de vu, dans notre petit microcosme de l'endurance équestre. Il était déjà là, à l'aube de la Foire de Cavall'in Festa, présent et actif, au milieu des précurseurs tels que Alex Silvani, Xavier Pierlovisi, Alain Mattei, pour n'en citer que quelques uns.

A la même époque, il organisait le "concours d'endurance de Vezzani", dans la belle la forêt de « Padule », dont la dernière édition eu lieu le 25 juillet 1993 ( vingt ans déjà ! ) . A ce sujet, un souvenir personnel : concourant alors sous les couleurs de la « Ferme équestre de l'Albadu », je me rappelle encore maintenant de cette source à l'eau glaciale : il fallait laisser réchauffer l'eau en plein été pour la donner au chevaux !

Maintenant visitons un peu :

Jo, entouré de sa famille et d'amis, a installé sa nouvelle structure sur la commune de Borgo, au tout début de l'année 2012 : les Haras de Rasignani. Ainsi tout au long de l'année 2012, il entreprend d'aménager les 8 hectares dont il dispose.

Les écuries comprennent 10 boxes en dur, de la taille prévue pour des poulinières, d'une forêt de chênes lièges aménagée en paddock (8 de 500 m2 chacun, déjà prêts, 22 autres prévus), et une vaste prairie pour la détente des chevaux. Au niveau des installations, une carrière de 40 sur 60 est en cours de finition, et un rond de longe est disponible. De nombreux abris supplémentaires sont réalisés et d'autres prévus suivant les besoins.

Mitoyen avec le lycée agricole de Borgo, le site donne accès aux promenades à la plage et en montagne. Sur place, deux jeunes passionnés sous contrat d'apprentissage, en formation au lycée agricole de Borgo, complètent l'équipe qui s'occupe tous les jours des équidés et des écuries.

Et le futur ? 

Alors, juste un nouvel hébergement pour chevaux ? Non, Jo a quelques objectifs qui le passionnent.

Bien sûr, la base est une écurie de propriétaires avec des hébergements (uniquement pour des chevaux de randonnée ou d'endurance). Mais Jo a des projets qui lui tiennent à cœur : en parallèle des Haras de Rasignani, il a installé son élevage « Corsican-Arabians » : il veut y faire une sélection d'arabes noirs homozygotes, et il espère bien qu'un de ses étalons, Baltik, y contribuera.

Baltik

Baltik

D'autre part, sa fille Bénédicte le pousse à renouer avec l'endurance équestre. Alors en cette fin 2012 et début 2013, nous ne pouvons que souhaiter à la famille et toute l'équipe de Jo une année 2013 pleine de labeur et de plaisir dans leur passion équestre !

A tous nos lecteur, n’hésitez pas à nous contacter pour nous faire partager vos projets ou rêves !

Liens :
www.facebook.com/HarasDeRasignani
www.facebook.com/pages/Corsican-Arabians/362874803738550
www.facebook.com/jo.bustori
www.corsicanarabians.fr/

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Races (suite)

par Laetitia Taillade

Comme le Barraquand présenté le mois dernier, le cheval de race Auvergne attend sa reconnaissance par les Haras Nationaux. L'Association Nationale du Cheval de Race Auvergne, en charge de la gestion de la race, travaille à la constitution du dossier de reconnaissance, menant des recherches sur l'historique du cheval, recensant les animaux correspondant au standard dans le Massif Central et tenant un registre du cheptel dans lequel sont consignées toutes les indications se rapportant aux généalogies.

L'association cherche à développer un programme d'aide et de soutien à l'élevage, avec établissement d'une prime d'aide à la saillie et mise en place d'un dispositif de mobilité des étalons, et à rassembler les fonds nécessaires au rachat des derniers animaux de souche ancienne encore disponibles sur les foires d'Auvergne.

Petit cheval de loisir, polyvalent, le cheval de race Auvergne excelle en tourisme équestre comme en attelage. Sa physionomie le situe à la frontière du cheval de selle et du cheval de trait. Doux de caractère, il est sélectionné depuis des siècles pour sa rusticité. C'est un petit cheval de montagne qui s'accommode fort bien d'une gestion de type extensive, ce qui permet son élevage dans un environnement de moyenne montagne où d'autres races s'adaptent moins bien.

étalon auvergne

Comme pour bien d'autres races, son élevage a décliné avec la mécanisation et l'évolution des modes de vie du XXe siècle. Son origine remonterait au VIIIe siècle, quand Charles Martel, a repoussé les Sarrasins des plaines du Vouillé en 732. Les Sarrasins abandonnèrent alors une partie de leur cavalerie dont s’emparèrent les Barons du pays. La région se peupla ensuite des descendants de ces petits chevaux orientaux dont la morphologie a évolué au cours des siècles, façonnée par le climat, le relief et les pâturages du Massif Central.

La création des Haras au XVIIe siècle entraina une scission de la race en deux branches : d'un côté un cheval de guerre auquel on apporta du sang Anglais ou Anglo-Arabe; de l'autre un cheval rustique destiné au travail. Si le cheval de guerre a disparu, quelques individus de la branche rustique ont su garder leurs gênes dominants, malgré l'apport de sang breton ou comtois.

Source : Association Nationale du Cheval de Race Auvergne

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La photo du mois

 

photo du mois

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L'athlète handicapé Oscar Pistorius bat un cheval à la course

publié par www.gentside.com, le 25 décembre 2012.

Véritable star des derniers Jeux Olympiques de Londres en 2012, l’athlète sud-africain amputé des deux tibias Oscar Pistorius s’est mesuré récemment à un adversaire de taille: un cheval de course.

Premier athlète amputé à avoir concouru dans un championnat du monde réservé aux valides, le coureur sud-africain Oscar Pistorius s’est illustré de belle manière durant les Jeux Olympiques de Londres 2012. Surnommé "The Blade Runner", cet athlète hors du commun né sans fibula (péronés) possède à la place de ses deux jambes manquantes, deux prothèses en carbone spécialement conçues pour la couse. Des prothèses qui lui permettent d'obtenir une grande vélocité sur piste et de battre ainsi des records de temps qui lui ont permis de se classer plusieurs fois sur la plus haute marche du podium.

Des performances qui ont également poussé Oscar Pistorius à affronter mercredi dernier au Qatar un adversaire censé être imbattable à la course puisqu’il s’agissait ni plus ni moins que d’un cheval ! Un véritable Pur-Sang arabe que l'athlète paralympique a pourtant réussi à battre à plate couture sur une distance de 200 mètres. "C’était très amusant. J’espère que cela peut changer la vision des gens de la région sur les handicapés”, a déclaré le champion après sa course. Cette dernière était destinée à promouvoir le rôle et la place des handicapés dans la société.

homme et cehavl se mesurent sur la piste

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Dans la presse

publié par www/libe.ma, le 24 décembre 2012.

(Maroc) L’étonnante décision de la Société Royale d’encouragement du cheval : Des chevaux de race condamnés à l’abattoir

SOREC. Pour ceux, néophytes, qui auraient quelque mal à décrypter ce sigle, c’est de la Société Royale d’encouragement du cheval qu’il s’agit. De par la dénomination, on ne peut donc ne pas s’attendre à autre chose qu’à de l’encouragement et donc, à la promotion de la race équine dans toute sa noblesse. Soit : sauf que ladite SOREC vient d’accoucher d’une décision qui ferait du meilleur étalon le pire des canassons. Ce qui n’était, osait-on croire, qu’une bien triste rumeur, s’est malheureusement avéré de manière officielle.

Ladite SOREC a tout bonnement, tout bêtement, serait-on tenté d’ajouter, décidé de supprimer purement et simplement la vingtaine de courses programmées, chaque année, et concernant la catégorie anglo-arabe de mères anglo-arabe  importées ».

Et de préciser que désormais : «les Anglo-arabe importés ne sont plus autorisés à participer aux programmes de l’Anglo-arabe au même titre que les Anglo-arabe nés et élevés inscrits au stud book marocain et issus de mères anglo-arabe importées ». Et comme unique argument, ladite SOREC avance que cela avait été « demandé et validé par les membres de (son) bureau ». Trop léger. La suite nous apprendra que ces honorables membres ont pris leur trop surprenante décision lors de « réunions de préparation de contrat-programme ».

Justification qui ne fait que pousser l’ire de bon nombre d’éleveurs et de propriétaires de chevaux à son  extrême. L’argument du contrat-programme tombe  à l’eau dès lors que l’on apprend que ce prétendu contrat-programme, si arbitrairement évoqué, n’a pas encore été signé ou paraphé par les premiers concernés, les professionnels ou leurs représentants en l’occurrence, ni par les pouvoirs publics, sachant qu’il ne peut y  avoir de contrat-programme sans l’implication de l’Etat.

Toujours est-il  que cette décision, combien impromptue, prend de court, puisque applicable dès 2013, des éleveurs qui se voient défavorisés par rapport à d’autres. Mieux encore, pire plutôt, l’année qui s’achève a connu l’organisation de ventes aux enchères de ces mêmes chevaux aujourd’hui incriminés. Le tout au vu et au su de cette même SOREC qui, de surcroît, a chapeauté l’opération. Vous avez dit délit d’initié ? On aurait du mal à trouver un autre qualifiant.

Difficile de ne pas voir en cette  trop malheureuse décision une condamnation au carnage des chevaux Anglo-arabe nés-élevés au Maroc dont le seul « crime » est d’être issus de mères Anglo-arabe importées. Direction les abattoirs donc.

Ce n’est sûrement pas fait pour honorer la Société Royale d’encouragement du cheval. Propriétaires et éleveurs n’ont pas perdu tout espoir et osent toujours souhaiter qu’elle ait une attitude Royale et qu’elle prenne des décisions mieux inspirées allant dans le sens de la promotion du cheval, ce qui sera, à coup sûr, apprécié par tous les amoureux du cheval dans notre pays.

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