n°46 - juin 2013

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Editorial | Aide au transport | Télévision | La phrase du mois | Cavall'in Festa | Stage
Réforme du permis remorque | La photo du mois | Festival | Insolite | Dans la presse

Editorial

par Daniel Guglielmacci

Que se passe-t-il à la FFE ?

Pour le moins il semble que cela rue fortement dans les brancards…

La situation semble bien confuse autour d’un vote sur les modifications des statuts de la FFE (en cours jusqu’au 11 Juin 2013 ).

Une série d’articles a fleuri pour éclaircir le cavalier de base, lui qui est souvent loin des décisions prises par son club en son nom. Quelles mouches piquent notre monde du cheval ? Un vent de révolte ou juste une poussée de fièvre ? Ce vote en cours a peut-être cristallisé beaucoup de mécontentement latent.

Certains reprochent aux dirigeants de la FFE de faire passer, précipitamment et en force, des modifications des statuts qui leur permettraient d’assoir encore plus leur pouvoir, déjà jugé trop abusif…

Je vous laisse juger par vous-même en lisant quelques références utiles dont je vous joins les liens ci-dessous :

Site de la FFE : vote du 11 juin 2013 :
http://www.ffe.com

Articles choisis mais non exhaustifs :
http://www.lecheval.fr
http://www.grandprix-replay.com
http://www.cavadeos.com
http://www.journalducheval.fr

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Aide au transport

par Laetitia Taillade

Les cavaliers qui partent régulièrement en concours avec leurs chevaux sur le continent le savent, ils peuvent bénéficier d'une aide au transport sur un billet de bateau aller et retour.

Les modalités d'obtention de cette aide ont changé.

La prise en charge n'est plus que de 50% du prix du billet de fret et l'attestation ne sera délivrée que pour des déplacements pour des compétitions ou des saillies. L'aide ne concerne donc plus les déplacements pour des soins.

Pour l'obtenir, il faut s'adresser à la Chambre d'Agriculture de Corse du Sud au 04 95 29 26 24 ou 04 95 29 26 00 et fournir les justificatifs suivants :

Une fois le dossier constitué , la Chambre d’Agriculture le transmet à l'Office des Transports de la Corse (attention, s'il manque des pièces, elles ne vous les réclamera pas mais le dossier restera en attente). Après vérification, l'office des Transports envoie une attestation au bureau principal de la compagnie maritime qui doit à son tour le transmettre au port de départ ou, selon la compagnie, au bureau du port de départ.

Le circuit est donc long et il arrive que les attestations ne circulent pas entre les différents ports. Il est donc préférable de s'y prendre longtemps à l'avance et de vérifier, avant de partir, que l'attestation est bien arrivée au guichet qui vous délivrera le billet.

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Télévision

 

Nos adhérentes à l'honneur

Dans son émission "De si belles histoires", Equidia a consacré, dernièrement, un reportage à Laetitia et sa jument au passé difficile, Valentine. Avec un tel amour des équidés, Laetitia est, évidemment, une adhérente d'Equitable-Corse. On peut voir à ses côtés Melissa et son trotteur sauvé de la boucherie par notre intermédiaire, Magicien du Trot.

Pour visionner la vidéo, merci de lire é-kilibre sur notre site : http://www.equitable-corse.com/ekilibre46.html

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La phrase du mois

proverbe français

"Ce n'est pas en battant ton âne que tu en feras un cheval."

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Cavall'in Festa : l'avant programme

 

affiche

Horaires à préciser

Samedi 8 juin, le matin :

A partir de 14 heures :

Dimanche 9 juin, à partir de 9h30 :

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Stage "Ethologie scientifique"

 

Hélène Roche, éthologue, animera un stage d'éthologie scientifique les jeudi 13 et vendredi 14 juin au centre équestre FAE Equiloisirs à Corte.

livre

Le tarif est de 20 € par jour, avec possibilité de repas sur place (en sus).

Renseignements et inscriptions par email :

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Réforme du permis remorque

 

Les formations requises pour la conduite d'un ensemble véhicule tracteur relevant de la catégorie B et d'un remorque de plus de 750kg ont évolué depuis le début de l'année. Le permis BE (anciennement EB) n'est plus forcément nécessaire. Selon les cas, il peut être remplacé par la formation B96.

Cette formation complémentaire pour les détenteurs du permis B, effectuée par les auto-écoles, a une durée de 7 heures : 4 heures hors circulation comprenant de la théorie et des exercices, 3 heures en circulation. L’école de conduite délivre ensuite une attestation de suivi à faire enregistrer en préfecture pour qu'elle figure sur le permis.

Pour savoir si le permis ou la formation sont nécessaires, il faut additionner le PTAC (poids total autorisé en charge) du véhicule tracteur à celui de la remorque (mentionné en F2 sur la carte grise) :

- Si le cumul des PTAC est inférieur ou égal à 3500 kg :
le permis B suffit.
- Si le cumul des PTAC est entre 3500 kg et 4250 kg :
la formation B96 est exigée (ou le permis BE).
- Si le cumul des PTAC est supérieur à 4250 kg et dans la limite des 7000 kg du PTRA (poids total roulant autorisé, F3 sur la carte grise):
le permis BE est exigé.

Ne pas oublier de vérifier le poids tractable maximum par le véhicule obtenu par la formule PTRA-PTAC, soit F3-F2.

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La photo du mois

transmise par Paule Schlemaire

Photo extraite du livre "Equitation moderne pour les débutants", publié en 1934 par Vladimir Littauer, capitaine de la Cavalerie Impériale Russe : 1912, démonstration d'assiette en avant (Musée International du Cheval, http://imh.org/).

photo du mois

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Festival

 

Du 11 au 15 juillet, les Saintes-Maries-de-la-Mer accueillent "Les chevaux du Sud", un festival du livre et du film équestre.

Au programme :

chevaux du sud

Site web : www.leschevauxdusud.com/

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Insolite

par Laetitia Taillade

Un âne photovoltaïque

Depuis la mi-mai, un âne se promène dans les montagnes de Macédoine pour offrir de l'électricité aux habitants.

Prêté par un fermier du coin, baptisé Pégase, cet âne, qui, jusque là, portait du bois, a été équipé d'un bât sur lequel sont fixés deux panneaux solaires. Pendant que l'âne broute, il accumule de l'énergie.

pégase

bât

Philémon, artiste plasticien, et Arnaud Verley, scénographe, sont à l'origine de ce projet. « Nous nous interrogions sur l’hypermodernité, sur le “ tout-solaire ”, la fin des énergies fossiles, le retour à une locomotion lente... Mais ici, le projet semble endosser une dimension réellement terre-à-terre, utilitariste. Les ânes existent en ville pour le ramassage des ordures; ils sont encore, aussi, pour certains paysans, un moyen de locomotion.

Dans ce contexte, loin de tout folklore, Pégase ne dépareille pas tellement : il fait figure de pionnier, c’est l’âne high-tech. Nous l’avons présenté à des bergers qui n’ont pas toujours le courant en montagne, et notre monture faisait figure de lumière. »

Doté de prises différentes, Pégase permet de recharger ou faire fonctionner divers équipements : téléphone portable, batterie de voiture, radio, scie sauteuse, tondeuse…

Source : www.rue89.com

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Dans la presse

article publié par www.la-croix.com, le 17 mai 2013.

En visite à la ferme des baudets du Poitou

En Charente-Maritime, une ferme d’élevage mène depuis trente ans un programme de sauvegarde du baudet, tout en accueillant des visiteurs.

ferme
A la ferme de la Tillauderie, l’enclos des « ânes rastas » fait un tabac. On y retourne souvent plus d’une fois. (Photo Agnès Marroncle)

« Mamie, est-ce qu’on peut retourner voir les ânes ? » Une belle journée de printemps et voici Matéo, 6 ans, et sa sœur Margot, 10 ans, une fois de plus en visite à la ferme de la Tillauderie, près de Dampierre-sur-Boutonne en Charente-Maritime. Mamie ne s’est pas fait prier. « Ces animaux sont vraiment attachants et la balade agréable. »

Une campagne doucement vallonnée, des haies, des bosquets et, dans leurs enclos, ces baudets « bouraillous », dans le langage du Poitou. « On dit aussi “guenillous”, ce qui désigne leurs longs poils emmêlés. La tradition veut que les baudets ne soient pas brossés », explique Maud Leray, l’une des animatrices de l’asinerie. « On dirait des dreadlocks », remarque Margot. « C’est vrai ! Certains les appellent même les ânes rastas. »

Si les enfants ont insisté pour revenir, c’est qu’ils en pincent pour Dandy, le premier-né des ânons 2013. À l’asinerie, les naissances s’échelonnent de mi-avril à fin juin. À peine tiennent-ils debout que ces jeunes baudets s’en vont chahuter dans les prés. Ils ne s’assagiront que l’automne venu.

Un aristocrate de l'espèce des ânes

L’option « visite guidée » permet d’approcher les animaux, sur les pas d’un animateur. On caresse les ânons, on plonge la main dans leur robe bouclée et encore très soyeuse. Les jeunes sont irrésistibles, mais comme souvent dans les visites, on garde le meilleur pour la fin. « De toute façon, je les aime tous », assure Margot, déjà lancée sur le chemin qui mène aux enclos des « papas », les mâles reproducteurs.

Au-delà de ses airs de peluche, le baudet du Poitou est un aristocrate de l’espèce des ânes. Ce solide équidé aux longs poils dorés, 1,55 mètre au garrot, a fait la fortune du pays lorsque son seul travail était de féconder des juments poitevines pour engendrer des mules. « Le baudet ne portait pas de charge, ne trimait pas au champ ou sur les chemins. Son rôle se cantonnait à faire le papa ! », explique Maud, enchaînant pour les plus grands : « À la fin du XIXe siècle, la région produisait 15 000 à 30 000 mules par an. Puis est venue l’ère du tracteur, de l’automobile. On n’avait plus besoin de bêtes de somme et le baudet a décliné au point qu’en 1970, lors d’un recensement fait par l’Inra (1), il ne restait plus qu’une cinquantaine de “pure race” en tout et pour tout ! »

"L'âne réfléchit"

La ferme de la Tillauderie appartenait à l’une des dernières héritières d’un cheptel, Suzanne Auger, issue d’une grande famille d’éleveurs de baudets. Avec son accord et ses bêtes, un plan de sauvegarde a été entrepris à partir de 1983, associant l’Inra, le parc du Marais poitevin, le conseil général de Charente-Maritime. « La méthode se nomme schéma de croisement continu d’absorption. On croise un baudet mâle avec une ânesse d’une proche race portugaise, expose Maud Leray, cela donne des animaux 50 % pure race. On garde les femelles pour les croiser à leur tour avec un baudet, obtenir du 75 % pure race et ainsi de suite pendant sept générations pour parvenir à du 99,22 % pure race. » L’explication donnée, le groupe entre dans un champ voisin pour faire ses amitiés à chacun des pensionnaires, ânes et ânesses aux couleurs châtaigne, caramel, blond foncé. Avec leurs yeux cernés d’argent, « on dirait qu’ils sont maquillés », relèvent les enfants.

L’asinerie, centre d’élevage, produit encore une trentaine de mules chaque année. « Je vous présente une vraie tête de mule » annonce Maud, ce qui fait rire Matéo. « Elle a la taille de sa maman jument et l’intelligence de son père baudet. » « On dit que les ânes sont bêtes », s’étonne Margot. Maud rectifie : « L’âne réfléchit, au contraire. On me dit d’avancer, mais pour quoi faire ? N’y a-t-il pas de danger ? Voici ce qui lui passe par la tête pendant que nous attendons. Avec un âne doit s’établir une relation de confiance, non de domination. Un cheval se dresse. Un âne s’éduque », déclare l’animatrice, toute à sa passion pour l’équidé à l’honneur. Matéo et Margot reviendront aux prochaines vacances. La visite se termine auprès de Dandy le câlin, au pelage encore court et brun. C’est vrai qu’il est irrésistible.

Agnès MARRONCLE, (La Rochelle)

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