n°48 - août 2013

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Editorial | Appel à la solidarité | Le cheval corse à A Fiera di u Pratu | La phrase du mois | Formations | Courses | Protection animale
La photo du mois | Expression | Dans la presse

Editorial

par Laetitia Taillade

Vêtement et animal sont, à la base, deux termes qui s'accordent très mal. Alors quand les articles de mode les plus ridicules arborés par les humains sont adaptés aux animaux, on est en droit de se demander dans quel monde on vit…

L'onesie est une sorte de grenouillère sans pied mise à l'honneur par des "people" comme Kourtney Kardashian ou Paris Hilton (des célébrités dont l'origine de la popularité laisse perplexe). Un vêtement certainement très confortable, mais à priori fort peu seyant pour un adulte.

Deux jeunes britanniques surfent sur cette vague, en créant des onesies pour chevaux. L'alibi : un rempart contre les insectes en été, un apport de chaleur en hiver, voire une protection anti-salissure avant un concours…

onesie pour cheval

La petite entreprise reçoit des commandes du monde entier...

Pour les chevaux fortement allergiques aux piqures d'insectes, cet objet peut être nécessaire mais je ne suis pas persuadée que tous les acheteurs rencontrent ce genre de problème avec leurs équidés. Et s'il s'agit simplement d’habiller son cheval ou son poney comme une poupée, cela ne répond pas à un besoin naturel de l'animal mais s'assimile, pour moi, davantage à de la maltraitance. Il ne reste plus qu'à espérer que les chevaux n'ont pas le sens du ridicule.

Source : http://www.walesonline.co.uk/

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Appel à la solidarité

 

Dans la nuit du 11 juillet dernier, le centre équestre Domaine d'Anghione a été victime d'un grave acte de malveillance.

Le stock de foin a brûlé, 13 selles1 et un groupe électrogène ont été volés.

Heureusement, les chevaux n'ont pas été blessés.

En cette période particulièrement sèche, à l'activité touristique importante, le centre équestre est durement touché et lance un appel à l'aide pour le foin et la sellerie, le temps de se retourner.

Centre equestre Domaine d'Anghione, Lot Rapajo, Route de la mer, 20213 Folelli; tél : 06 81 71 70 80.

1 Il s'agit de selles Wintec, les noms des chevaux sont marqués au blanco et les étriers sont munis de coques de protection.

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Le cheval corse à A Fiera di u Pratu

Communiqué de l'Assocciu U Cavallu Corsu

A l'occasion de A Fiera di u Pratu, l'Associu organise deux évènements importants pour l'évolution et le développement de la race du Cheval Corse :

Le premier Concours National d'Elevage du Cheval Corse

Le premier Concours National d'Elevage du Cheval Corse aura lieu :

le samedi 03 août à partir de 14 h
à la Fiera Di a Bocca di u Pratu – Col de Pratu

Ce concours est primé et inscrit aux concours nationaux des Haras. Toutes les catégories peuvent être présentées. Les Haras Nationaux offrent une prime de participation pour les catégories suivantes :

Divers prix également pour les catégories suivantes : étalons, juments suitées et juments.

Pour y participer vous devez remplir l'imprimé ci-joint et le remettre le jour du concours accompagné d'un Relevé d'Identité Bancaire pour versement de la prime.

Inscription au Stud Book du Cheval Corse

La Commission Nationale d'Approbation chargée de statuer sur les demandes d'inscription au Stud Book du Cheval Corse sera présente durant 2 jours  :

le samedi 03 août et le dimanche 04 août à la Fiera Di a Bocca di u Pratu - Col de Pratu

Les éleveurs ou les propriétaires de chevaux pourront présenter leurs animaux pour les faire inscrire au stud book de la race. Sont invités à présenter leur cheval :

En effet, il convient à présent, entre autres, de donner une existence officielle à tous les chevaux recensés ou non par leur inscription au Stud-Book de la race.

L’année 2012 a vu l’Assocciu U Cavallu Corsu franchir une étape importante avec la reconnaissance officielle de la Race du Cheval Corse. Mais cette étape, bien qu’essentielle, n’a jamais été une finalité une soi.

Il est nécessaire d’accroître le cheptel et donner un nouvel essor à notre race. La sélection des meilleurs sujets doit permettre une gestion de la race en adéquation avec nos ambitions : produire du beau et du bon.

L’Associu U Cavallu Corsu tient à nouveau à remercier les éleveurs pour l’intérêt qu’ils portent à la race du cheval corse.

Ces journées seront aussi l’occasion de faire part des actions en cours et des projets de l’Associu.

Dans l’attente de vous rencontrer.

Solu, un grombulu di rena hè pocu o nunda.
Purtatu da li venti, cincinendu cu l’altri diventa tombulu chi ùn si pò francà.

V’aspettemu numerosi.

Télécharger le bulletin d'adhésion à l'Associu U Cavallu Corsu : ici.

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La phrase du mois

proverbe auvergnat

"Mieux vaut compter sur son âne que sur la jument du voisin."

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Formations

 

Pour la rentrée, FAE Equiloisirs propose différentes formations.

BPJEPS Activités équestres, mentions Equitation et Tourisme équestre, UC d'adaptation éthologie :

Animateur Assistant d’Equitation, mention Poneys :

De plus, une formation pour les enseignants sur le brevet fédéral d'encadrement equi-handi est en préparation.

Demande de renseignements et dossiers complémentaires par mail :

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Courses

par Laetitia Taillade

La 16ème édition d'une des plus célèbres courses de Trouville (avec celle des garçons de café) se déroulera le mercredi 21 août 2013 : la course d'ânes sur la plage.

affiche

Organisé au profit de l'association ELA, cet événement permet de récolter des fonds pour lutter contre les leucodystrophies, maladies génétiques orphelines qui détruisent le système nerveux central.

Plusieurs épreuves, qui devraient être très disputées, réuniront jockeys et personnalités du sport, des arts, de l’audiovisuel aux côtés des anonymes, adultes ou adolescents.

course

Liens : Ville de Trouville
Association ELA

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Protection animale

Tournée en Belgique

information transmise par Isabelle Piteaud

La tournée d'été de GAIA (association belge très active et efficace) sera consacrée aux chevaux maltraités en Argentine, en Roumanie, et dont la viande est vendue dans nos supermarchés de... Belgique. Suite à de nombreuses enquêtes - menées par GAIA en Amérique du Sud et récemment en Roumanie - révélant les conditions de vie dramatiques des chevaux destinés à la boucherie, nous recueillerons des signatures dans les rues de Charleroi, Namur, Mons, Liège et Bruxelles pour faire pression sur les supermarchés, afin qu'ils rompent leurs contrats avec ces pays fournisseurs, ou qu'ils cessent de vendre tout à fait de la viande de cheval. (Site web : GAIA)

affiche

Pétition contre la vivisection

transmise par Silvana Tendelli

L'initiative citoyenne européenne Stop Vivisection vise à demander à la Commission européenne un nouveau texte de loi pour le remplacement définitif de l'expérimentation animale par des méthodes de recherche biomédicale spécifiques à l'espèce humaine.

Pour signer la pétition : www.stopvivisection.eu/.

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La photo du mois

 

Lauréate du prix du photographe de presse de l'année 2013 récompensant la meilleure photo d'actualité de la presse du Royaume-Uni prise en 2011 et 2012.

photo du mois

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Expression

 

"Ronger son frein"

Signification :
Contenir avec peine une énergie négative : colère, frustration, impatience...

Origine :
Cette expression date du XIVe siècle. Le frein fait ici référence au sens ancien du mors. Cette petite pièce de métal placée dans la bouche du cheval qui servait d’entrave et que le cheval mâchait en attendant de pouvoir gambader. On disait alors qu’il rongeait son mors, puis son frein. L’expression s’est ensuite étendue au fait de réprimer le dépit, la colère ou la frustration imposée par certaines circonstances.

Source : www.les-expressions.com

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Dans la presse

article publié par http://www.republicain-lorrain.fr/, le 7 juillet 2013.

Des pâturages mosellans à l’abattoir dans le Gard

Ils s’appelaient Icare, Falentin, Amos … Leurs propriétaires voulaient leur assurer une retraite sereine. Ils ont fini leurs jours à l’abattoir, comme des centaines d’autres chevaux, à l’insu de ceux qui les avaient adoptés et aimés.

En 2011, Cécile Sauren s’est trouvée placée face à une décision douloureuse. Six ans plus tôt, grâce à une association mosellane, elle avait sauvé Icare , un cheval âgé de 11 ans promis à l’abattoir. Un triste jour de l’hiver 2011, Cécile, qui réside à Metz, dut se rendre à l’évidence : « Il développait une arthrose qui nécessitait beaucoup de marche. Il fallait que je lui trouve un parc, ou une adoption qui lui permettrait de jouir d’une retraite paisible. »

Coup de chance : une connaissance bien introduite dans le milieu équestre lui indique l’existence d’un vrai ami des chevaux installé à Rethel (Ardennes). Jean D., officiellement, est éleveur et entraîneur de chevaux de course. « Dès les premiers contacts, cet homme m’a inspiré confiance. Il m’a promis de prendre soin d’ Icare », se souvient Cécile. C’est décidé : Icare ira passer ses vieux jours dans les marches de la Champagne.

Mais très vite, Cécile commence à s’inquiéter. « Je téléphonais pour prendre des nouvelles, mais je n’avais jamais de réponse. Et puis, en parcourant le site internet de la fédération française d’équitation, j’ai eu le choc de ma vie : Icare était mentionné comme étant décédé. » Aussitôt, la Messine relance Jean D. « D’abord, il a fait mine de ne pas se souvenir de quel cheval il s’agissait, puis il m’a dit qu’il était mort au parc, d’une rupture d’anévrisme. » Possible, mais étonnant. Inconsolable, Cécile parcourt internet à la recherche de renseignements et découvre, sur Facebook, des histoires curieusement semblables à la sienne. Suivant les conseils de ses interlocuteurs, elle remonte jusqu’aux Haras nationaux qui lui révèlent la vérité : Icare a été tué dans un abattoir du Gard, un mois après avoir quitté la Moselle. Jean D. l’a vendu au prix de la viande.

Un réseau parmi d’autres

La tragédie vécue par Cécile Sauren ne semble pas exceptionnelle. Dans sa livraison du mois de mai, le périodique Cheval Magazine confirme la gravité des soupçons qui pèsent sur l’éleveur rethélois, après avoir recueilli de multiples témoignages convergents. Cécile, de son côté, a alerté l’hôtel de police de Metz. Comme elle, de nombreux cavaliers trompés par « Papy D. », en Picardie, dans le Nord–Pas-de-Calais, en Champagne-Ardenne ont dénoncé à la justice ce qu’ils ne peuvent qualifier que d’« abus de confiance », à défaut de mieux. Le parquet de Charleville-Mézières est désormais chargé du dossier. Une monitrice d’équitation picarde, dont la famille a eu affaire à Jean D., a tenté de remonter la filière. « En fait, pense-t-elle, Jean D. n’est qu’un maillon d’un réseau bien plus vaste. » Deux ou trois maquignons alimenteraient des abattoirs dans le Sud et à Valenciennes, en maquillant si nécessaire les papiers des chevaux pour leur faire passer les barrières sanitaires, sans se soucier de mettre sur le marché de la consommation humaine de la viande d’animaux ayant subi de lourds traitements médicamenteux.

Ils s’appelaient Icare, Falentin, Amos … Combien de chevaux de selle, auxquels leurs propriétaires voulaient juste assurer une vieillesse sereine, se sont retrouvés à la boucherie ? « Il y a ce réseau, il y en a d’autres, poursuit la cavalière picarde. Ils profitent du désarroi des gens qui doivent se séparer d’un compagnon, et gagnent bien plus qu’ils ne risquent. Alors vraiment, le seul conseil que l’on peut donner, c’est qu’il ne faut faire confiance à personne, et veiller sur nos chevaux jusqu’à la fin de leur vie. »

Bernard MAILLARD



article publié par http://www.republicain-lorrain.fr/, le 12 juillet 2013.

Trafic de chevaux: Colombo abattu dans le Jura

Comme Cécile ( lire RL de dimanche), le cheval de Jessika, 26 ans, de Montrequienne aurait été victime d’une filière de trafic de chevaux dans les Ardennes. Elle l’a découvert… en lisant Le Républicain Lorrain ! essika, 26 ans, se souviendra toute sa vie de son coup de fil aux Haras nationaux, lundi matin. « Mademoiselle, votre cheval Colombo est bien à votre nom, nous l’avons retrouvé administrativement, il a été déclaré mort depuis janvier 2013, il a été abattu aux abattoirs Halal de Jura-Lons-le-Saunier ». Le sol s’ouvre sous les pieds de la jeune coiffeuse de Montrequienne, près de Thionville.

Elle s’attendait pourtant au pire depuis la veille et la parution, dans Le Républicain Lorrain , de l’article – « Des pâturages mosellans à l’abattoir du Gard » –, où Cécile Sauren, de Metz, témoignait de la fin tragique similaire de son propre cheval, victime d’un pseudo-éleveur de Rethel, dans les Ardennes. « C’est une amie qui m’en a parlé après l’avoir lu, mais je me suis dit que ce n’était pas possible. Malheureusement, c’était bien vrai. J’avais le sentiment de l’avoir tué moi-même », raconte la jeune femme, bouleversée.

Lettre ouverte sur Facebook

Comme Cécile, elle se prépare à déposer plainte dans les prochains jours, dès qu’elle aura réuni les documents nécessaires. « Nous attendons le dossier vétérinaire en provenance de Lons-le-Saulnier et des éléments d’identification que doivent nous expédier les Haras nationaux », complète Eric, son père, un des administrateurs de la page Facebook « Des pâturages à l’abattoir ; chevaux vendus frauduleusement », à peine lancée et déjà consultée par des milliers de personnes. La lettre ouverte consacrée à Colombo a, par exemple, déjà été lue par 2 940 usagers du réseau social, victimes pour certains du même Jean D.

Ce maquignon est depuis deux ans la cible d’une enquête et plusieurs plaintes identiques, qui rappellent à Jessika le jour où elle l’a rencontré : « Il avait lu la petite annonce que j’avais passée. C’était un papy qui inspirait confiance. Il avait des poulains et cherchait un cheval pour les canaliser. La pension paraissait idéale ; je ne voulais pas d’argent, je lui ai juste fait signer un papier où il le prenait contre bon soin jusqu’à la mort. Je m’étais dit : je ne le laisserais pas y aller s’il rechignait à monter dans le van ». Mais Colombo n’a pas fait la moindre difficulté pour grimper dans le camion. Elle se souvient juste que Jean D. l’avait trouvé « un peu maigre ».

Jessika l’ignorait mais elle ne reverrait plus son cheval bai de 14 ans, « grand, 1,84 m au garrot, un amour de compagnon, comme tous les habitués de l’écurie de Sainte-Barbe pourraient vous le décrire », s’enthousiasme-t-elle. Eric, son père : « Lorsqu’il s’est blessé, au printemps 2012, une rupture de la corde fémoro-métatarsienne, tout le monde à la ferme équestre s’est relayé à son chevet. Jessika ? Elle adorait Colombo, c’était son ami, c’était son petit bonheur, c’était toute sa vie, pas une seule journée où elle n’allait le voir. On va se battre pour qu’une telle horreur, ça n’arrive plus ». A l’automne 2012, Jessika, au chômage, n’a plus les moyens de subvenir à la pension et aux 4 000 € de soins nécessaires au bon rétablissement de son compagnon à quatre pattes. Après la visite de Jean D., elle l’imaginait profiter d’une retraite paisible dans les pâturages ardennais. En réalité, il ne faudra pas trois mois pour que l’éleveur ne le fasse abattre dans le Jura. Pour la seule valeur de sa viande. Jessika, elle, a essayé en vain tout l’hiver de contacter l’éleveur. Il n’a jamais répondu.

Alain MORVAN

Lien : Facebook

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