n°53 - janvier 2014

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meilleurs voeux

Editorial | Assemblée générale | Manifestation contre l'équitaxe à Ajaccio | La phrase du mois | Formation à FAE Equiloisirs | Des ânes sauvés du gel | En Corse aussi | La photo du mois | Record | Un attelage en soutien aux sans-abri | Dans la presse

Editorial

par Daniel Guglielmacci

Pace è salute a tutti, meilleurs vœux pour 2014 !

Je vous souhaite une bonne année et toute la réussite désirée dans vos activités équestres.

J'espère que cette année nous apportera un lot moindre de chevaux en détresse et que les cas qui se présenteront trouveront une conclusion heureuse.

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Assemblée générale

 

L'assemblée générale ordinaire de l'association Equitable-Corse se tiendra le dimanche 12 janvier 2014 à 10 heures à Corte, à la ferme auberge A Chujsellina, route d'Aleria.

Elle sera suivie d'un repas au prix de 28 euros par personne.

Toutes les personnes désirant se joindre aux adhérents pour le repas sont les bienvenues. Nous vous prions simplement de réserver avant le 6 janvier auprès du secrétariat de l'association au 04 95 65 37 36 ou par mail (voir rubrique "contacts" du site).

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Manifestation contre l'équitaxe à Ajaccio

par Agnès Perfettini

La manifestation qui a eu lieu le 23 décembre dernier, organisée contre la mise en place d'une TVA à 20 % à compter de janvier 2014, a rassemblé entre 50 et 60 personnes. Toujours trop peu, vues les conséquences à craindre si une telle mesure venait à être mise en place.

Comme cela a été évoqué lors de la manifestation, il est important de réaliser l'ampleur des dégâts d'une telle hausse de la TVA (18 points, pour la Corse !. Nous pensons, bien sûr, aux centres équestres mais également à tous les professionnels liés au monde du cheval, telles que les maréchaux-ferrants, les bourreliers, les magasins indépendants qui nous équipent au-dessus et en-dessous de la selle...

Pensons également aux chevaux et poneys dont le nombre devra, bien entendu, être réduit. Que vont-ils devenir ? D'autres chevaux à placer ou d'autres steaks en perspective ? On ne peut pas laisser faire une telle chose quand beaucoup d'associations, comme Equitable-Corse, se mobilisent et se décarcassent déjà pour sauver et placer tant de sujets !

Puis viennent les adhérents des clubs, petits ou grands, parents ou enfants ! Ma fille et moi-même pratiquons ce sport, qui est difficilement dissociable d'une véritable passion, depuis quelques années. Cette hausse me laissera-t-elle encore la possibilité de partager cette passion avec ma fille et mes copines de club l'année prochaine ? Nombreux sont celles et ceux qui se posent la question !

Notre prestation a, néanmoins, été remarquée dans la cité impériale jusqu'aux portes de l'assemblée. Nos voix ont porté nos slogans haut et fort et nous avons clairement dit tout haut ce que d'autres pensaient tout bas. Le président de L'assemblée, Monsieur Bucchini, nous a très sympathiquement reçus et nous a fait savoir qu'une motion avait été votée en faveur du maintien de la TVA à 2.10% afin que ce sport reste accessible au plus grand nombre et éviter la mise à mort de la profession et de nos chevaux.

Malgré tout, et pour être entendu en haut lieu, donc à Bruxelles, il est nécessaire que d'autres actions soient menées dans toutes les régions de France afin que d'autres assemblées fassent remonter notre "NON A L'EQUITAXE" auprès du parlement européen.

Espérons qu'un élan de mobilisation nationale se fera sentir très rapidement car le temps presse...

manifestation

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La phrase du mois

proverbe indien

"Le cheval ne nous appartient pas. La seule chose que nous possédons, c'est le devoir de nous en occuper correctement"

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Formation à FAE Equiloisirs

 

Dans le cadre de la formation continue s'adressant aux exploitants et salariés des centres équestres de Corse, plusieurs stages se dérouleront en janvier et février 2014. Pour télécharger le programme et la fiche d'inscription, cliquer sur l'image :

Un stage de dressage s'adressant aux cavaliers est organisé le samedi 11 et dimanche 12 janvier, animé par Annick Dauban, cavalière internationale. Pour télécharger le programme et la fiche d'inscription, cliquer sur l'image :

FAE Equiloisirs : 04 95 61 09 88

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Des ânes sauvés du gel

par Paule Schlemaire

En décembre dernier, une terrible vague de froid a touché la Turquie. Dans le sud-est du pays, à Karlik, un groupe de cinq ânes a été sauvé, in extremis, par des villageois : blottis les uns contre les autres, les équidés étaient recouvert d'une épaisse couche de glace. Ils ont été portés pour monter dans un camion, puis transportés jusqu'à une ferme où ils ont pu se réchauffer et ont reçu soins et alimentation. Leur propriétaire n'était pas identifié.

les ânes comme de statue de glace

sauvetage

Source : www.gentside.com

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En Corse aussi

par Daniel Guglielmacci

Le Service Départemental d'Incendie et de Secours de la Corse-du-Sud a publié début décembre, sur sa page Facebook, les images d'une intervention pour porter assistance à deux poneys et une mule isolés en montagne dans le secteur du lac de Creno, en raison du premier enneigement des massifs Corses. "Du fourrage a été acheminé à dos d'homme par nos sauveteurs pour faire face à l'urgence et redonner quelques forces à ces animaux, avant de les aider à se dégager de ce mauvais pas. Six heures de marche dans la journée, dans des conditions difficiles en raison de l'épaisseur de la couche de neige".

les équidés

sauvetage

page facebook du SDIS 2A

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La photo du mois

 

photo du mois

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Record

transmis par le Conseil du Cheval en Corse

Le nouveau record du plus grand attelage d'ânes du monde a été établi le 3 novembre 2013 à Roquevaire, dans les Bouches du Rhône. Le défilé a été validé par un huissier et figurera dans le livre des records Guinnes.

attelage d'ânes
photo La Provence

Pour battre le record, l'organisation, la confrérie Saint Eloi Saint Vincent, devait aligner plus de 65 ânes. Ils étaient 69 à prendre le départ du défilé, mais l'un d'entre eux, peu coopératif, a dû être dételé. L'attelage, long de 160 mètres et mené par un âne miniature, a parcouru 1020 mètres.

âne miniature

Sources : www.midilibre.fr; www.laprovence.com

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Un attelage en soutien aux sans-abri

transmis par le Conseil du Cheval en Corse

Beaucoup de communes utilisent dorénavant des voitures hippomobiles pour le transport scolaire, le ramassage des poubelles ou l'entretien des espaces verts. La ville de Nîmes innove : depuis 2011, le SAMU social fait des tournées en calèche tractée par deux chevaux Comtois.

Pendant 3 semaines, en décembre, les bénévoles de la Croix-Rouge sont ainsi partis à la rencontre du public pour le sensibiliser aux actions menées auprès des sans-abri. L'opération a été un succès puisqu'elle a permis de recruter de nouveaux bénévoles, qui ont organisé des collectes de fonds.

la calèche du samu social

Source : www.midilibre.fr

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Dans la presse

article publié par tempsreel.nouvelobs.com, le 16 décembre 2013.

Après le cheval vendu pour du boeuf, le cheval issu de l'industrie pharmaceutique

Narbonne (AFP) - Vingt-et-une personnes ont été interpellées lundi dans le sud de la France lors d'une vaste opération de gendarmerie visant un nouveau trafic de viande de chevaux, revendus pour la consommation après avoir servi dans l'industrie pharmaceutique, notamment chez Sanofi, a-t-on appris de sources proches de l'enquête.

Environ 200 chevaux utilisés chez Sanofi, a priori pour produire des sérums, se seraient ainsi retrouvés dans l'assiette du consommateur après falsification des documents vétérinaires. Un site de Sanofi en Ardèche les aurait cédés entre 2010 et 2012 à un marchand de chevaux du Gard, qui les aurait ensuite vendus à un négociant de Narbonne (Aude), soupçonné d'être l'organisateur du trafic, ont rapporté ces sources.

Dans une moindre mesure, le trafic concernerait aussi des chevaux achetés à des centres équestres ou à des particuliers. Il s'étendrait à l'Espagne où l'abattoir de Gérone a été perquisitionné.

Impossible de dire "à ce stade" si ce trafic a mis en péril la santé des consommateurs, a dit le ministre délégué à l'Agroalimentaire Guillaume Garot à la mi-journée. Cependant, "cette affaire est potentiellement plus malsaine" que l'affaire Spanghero, avec laquelle elle n'a pourtant aucun rapport, juge une source proche de l'enquête.

De son côté, le géant pharmaceutique Sanofi a dit avoir collaboré à l'enquête et avoir été interrogé il y a quelque temps en qualité de témoin.

Interpellations au petit matin

Aucun de ses collaborateurs n'a été mis en cause, a informé une source proche des investigations. L'enquête et les auditions des personnes interpellées serviront à établir quand et comment les documents vétérinaires ont été falsifiés et dans quelle mesure Sanofi ignorait de tels agissements, a-t-elle dit.

Parmi les personnes interpellées en Languedoc-Roussillon, Provence-Alpes-Côte-d'Azur, Rhône-Alpes, Auvergne et Midi-Pyrénées figurent le négociant de Narbonne et au moins un proche, plusieurs autres négociants en viande, des vétérinaires et un informaticien des Alpes-de-Haute-Provence.

Les gendarmes se sont rendus au petit matin chez le négociant de Narbonne pour l'interpeller, puis se rendre avec lui à l'abattoir municipal, a constaté un photographe de l'AFP. Là, ils ont procédé à des fouilles et pris des documents. Ils ont ensuite saisi de la viande dans une boucherie de Narbonne, qui pourrait appartenir à l'homme mis en cause, avant de la charger dans un camion frigorifique.

Une centaine de gendarmes a ainsi été mobilisée dans l'Aude, le Gard, la Loire, la Haute-Loire, les Alpes-de-Haute-Provence, le Cantal, le Puy-de-Dôme, la Drôme ou encore le Tarn-et-Garonne, pour procéder aux interpellations et perquisitionner des bureaux ou des abattoirs.

Une partie des 21 suspects devraient être présentés mardi à la juge d'instruction du pôle de santé de Marseille Annaïck Le Goff, en charge de cette information judiciaire ouverte pour "tromperie, faux, faux et usage de faux, corruption et association de malfaiteurs".

Une dénonciation anonyme

"Nous n'y sommes pour rien", a affirmé de son côté à l'AFP la directrice du petit abattoir de Narbonne, Myriam Patrice. Le négociant placé en garde à vue n'était qu'"un usager de l'abattoir", a-t-elle souligné. "Il y louait des bureaux et frigos et y faisait abattre ses chevaux, sous le contrôle d'inspecteurs vétérinaires".

C'est une dénonciation anonyme adressée fin 2012 à la direction audoise de la protection des populations qui a déclenché l'enquête, aujourd'hui confiée à la section de recherches de Montpellier.

Sanofi Pasteur a précisé avoir revendu "autour de 200 chevaux" depuis trois ans, en général à des écoles vétérinaires, des particuliers et des professionnels. Les bêtes, "identifiées avec des puces électroniques, pour la traçabilité", ne présentent pas de danger pour la consommation humaine, a assuré un porte-parole de Sanofi Pasteur, division vaccins du groupe. Leur certificat de vente précise qu'elles "ne doivent pas intégrer la filière alimentaire, non pas parce qu'il y a un danger mais par mesure de précaution", a-t-il dit.

Le précédent Spanghero

Ces chevaux n'étaient pas utilisés pour des tests de laboratoire mais pour fabriquer des médicaments, des "sérums équins purifiés" servant ensuite d'anticorps antirabiques (rage), antitétaniques (tétanos) et antivenimeux, souligne Sanofi Pasteur.

L'affaire risque d'éprouver à nouveau la filière de viande de cheval. Celle-ci avait été durement touchée par la révélation, début 2013 qu'une entreprise de l'Aude, Spanghero, revendait de la viande de cheval pour du boeuf. Cette viande avait ensuite servi à la préparation de millions de plats cuisinés, comme des lasagnes, pour des grandes marques ou la grande distribution.

Le ministre de la Consommation Benoît Hamon a distingué la nouvelle affaire du scandale Spanghero. "C'est différent, là il pourrait s'agir d'un problème sanitaire", a-t-il dit sur RTL lundi matin.

"La France est le premier pays en Europe à avoir inscrit dans sa loi l'étiquetage de l'origine de la viande dans les plats préparés. Nous attendons maintenant de Bruxelles qu'elle nous donne le feu vert, je l'espère en janvier", a dit le ministre.



article publié par www.lalibre.be, le 17 décembre 2013, transmis par le Conseil du Cheval en Corse.

Le cheval, une formidable "usine à anticorps"

Des centaines de chevaux sont au centre d'une nouvelle affaire de fraude en France. Ils n'étaient pas destinés à la filière alimentaire mais à la fabrication de médicaments.

Au centre de cette nouvelle fraude, on trouve des centaines de chevaux qui ont servi au groupe pharmaceutique Sanofi Pasteur, non pour des tests de laboratoire, mais bien pour fabriquer des médicaments destinés à sauver des vies humaines. Il s’agit en l’occurrence de "sérums équins purifiés" , ou anticorps contre la rage, le tétanos et le venin de serpent. "Ce sont des médicaments, des produits biologiques qui sont injectés à des gens en danger de mort", a déclaré à ce propos Alain Bernal, porte-parole de Sanofi Pasteur, division vaccins du groupe.

Deux questions - au moins - se posent : à quel niveau et pourquoi des équidés s’avèrent-ils particulièrement utiles dans la production de médicaments et dans quelle mesure, suite à ce processus, deviennent-ils impropres à la consommation au point de présenter un éventuel danger pour la santé humaine ?

La sérothérapie à base de sang de cheval

"Nous rentrons dans le cadre de la sérothérapie, ici à base de sang de cheval , nous explique Laurent Gillet, chargé de cours en vaccinologie aux Facultés vétérinaires de Liège. Connaissant l’efficacité des anticorps, on se sert ici de ceux d’autres organismes. Il s’agit d’immuniser des chevaux, qui présentent l’avantage d’avoir un grand volume de sang et donc de fabriquer beaucoup d’anticorps. Dans des situations d’urgence, on peut ainsi disposer d’anticorps préformés et les administrer pour sauver la vie de patients en danger de mort, que ce soit contre la rage, le tétanos ou le venin de serpent. On procède de la sorte parce que cela prendrait trop de temps au système immunitaire de développer sa propre réponse. C’est une façon de gagner du temps, mais aussi de sauver des personnes immunodéprimées incapables de produire ces anticorps."

"Le cheval est une usine à anticorps , confirme le porte-parole de Sanofi Pasteur. On le vaccine, l’organisme du cheval va générer des anticorps dans le sang. On extrait le sang, on extrait les anticorps, on les purifie et ensuite, cela devient un produit pharmaceutique." Les animaux sont utilisés pendant une durée de trois ans environ avant d’être revendus par le laboratoire qui stipule, dans le certificat, qu’ils ne peuvent pas intégrer la filière alimentaire, mais qu’ils sont destinés aux loisirs ou aux écoles vétérinaires.

Un danger théoriquement quasi nul

Seconde question : la polyvaccination de ces chevaux peut-elle induire la présence de résidus qui les rendrait impropres à la consommation, voire dangereux pour la santé humaine ? Sans avoir pu prendre connaissance des détails de cette fraude qu’ils désapprouvent ni des produits précis injectés, les professeurs de la Faculté vétérinaire que nous avons interrogés s’accordent tous pour dire que, théoriquement, le risque pour la santé humaine "est minime" voire "quasi nul" . Mais non nul, sinon, pourquoi écarter ces chevaux de la filière alimentaire ? "Non parce qu’il y a un danger mais par principe de précaution" , répond Sanofi Pasteur à cette question.

Quant aux inquiétudes éventuelles des consommateurs belges, l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca) a fait savoir que la Belgique n’était pas concernée par cette nouvelle enquête.

LAURENCE DARDENNE

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