n°58 - juin 2014

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Editorial | Cavall'in festa | TVA | La phrase du mois | Une histoire qui finit bien | Soutien à Equitable-Corse | La photo du mois
L'âne apiculteur | Vol d'équidé | Dans la presse

Editorial

par Daniel Guglielmacci

Une petite tristesse...

Je suis un petit peu triste pour une discipline équestre de pleine nature qui ne trouve pas, ou plus, de succès en Corse.

Le TREC (Technique de Randonnée Equestre en Compétition) ne rencontre pas la reconnaissance qu’il pourrait, pourtant, espérer et mériter en Corse. Peu d’organisateurs et très peu de cavaliers se penchent sur cette discipline pourtant attachante.

Elle a tout pour s’insérer dans le paysage sportif insulaire : c’est une discipline assez complète qui permet, à la fois, de bien connaitre nos montures et de découvrir et savourer notre patrimoine géographique et naturel. Elle est aussi bien adaptée aux randonneurs expérimentés qu'aux jeunes cavaliers faisant leurs premier pas en compétition sportive en club, offrant des épreuves en équipes ou en individuel. Pour les cavaliers qui voudraient commencer plus doucement, les épreuves « spéciales » permettent de se focaliser sur l’aspect choisi ou préféré : POR (Le Parcours d’Orientation et de Régularité) ou PTV (Le Parcours en Terrain Varié).

Alors je vous demande juste un peu de votre temps pour réfléchir à son avenir, et aux clubs et organisateurs intéressés de se tourner vers le CRE/CRTE CORSE et aux cavaliers d’en débattre au sein leurs clubs respectifs pour étudier un plan de développement et de maintien du TREC au sein de notre région.

En savoir plus sur le TREC : www.ffe.com

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Cavall'in festa

 

Programme de la 22ème foire régionale du cheval :

Samedi 7 juin :
à partir de 10h30 Défilé à travers la cité
Ouverture officielle de la foire
Démonstration de Pony Games
Démonstration d'attelage avec maniabilité
Epreuve de maniabilité
Démonstration d'ostéopathie équine
Epreuve du comptez vos points
Extrait du spectacle nocturne
Démonstration du travail du cheval spectacle
Epreuve de Barrel Race
à partir de 21h soirée spectacle
Piano équestre par Equiloisirs
Les amazones du Domaine d'Anghione
Wild West Show
Fusion d'Audrey Hasta Luego
Soirée musicale corse
Dimanche 8 juin à partir de 9h30 :
Finale du championnat régional de Pony Games
Epreuve de tri du bétail : Ranch Sorting
Présentation et vente de chevaux
Jeux à cheval
Carrousel CE Anghione
Démonstration d’éthologie équine
Epreuve de Barrel race
Démonstration de monte Amazone
Epreuve de Pole Bending
Spectacle d’Audrey Hasta Luego
Epreuve de puissance

affiche

Les horaires détaillés seront disponibles sur le site www.cavallinfesta.fr à partir du 2 juin.

Pour l'accueil des équidés, des boxes sont à la location pour 15 € par jour, pensez à les réservez rapidement car leur nombre est limité (vous pouvez réservez sur le site web). Une ligne d’attache sera disponible et les cavaliers auront la possibilité de réaliser leur parc, en prévenant préalablement l'organisation.

Comme les années précédentes, l'association Equitable-Corse sera présente sur un stand offert par l'organisation.

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TVA

 

En mars dernier, le Comité Régional d'Equitation Corse s'est adressé à la Direction Régionale des Finances Publiques de Corse au sujet le taux de TVA applicable dans les centres équestres Corses, qui est le même que sur le continent.

La réponse est arrivée : le taux est le même que sur le continent. Pour lire le courrier de la Direction Régionale des Finances Publiques, qui récapitule les différents taux de TVA applicables selon les activités (y compris les taux spécifiques à la Corse pour certains secteurs agricoles), cliquer sur l'image ci-dessous.

courrier tva

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La phrase du mois

par José Artur (comédien et homme de radio)

"En Corse, c'est l'âne qui porte tout, sauf le deuil."

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La chaîne du sauvetage

par Laetitia Taillade-Maraninchi

La plupart des sauvetages d'équidés sont le fruit de la mise en place d'une chaîne de solidarité. Un chaîne pas uniquement composée de membres d'Equitable-Corse, mais d'humains sensibles. L'histoire de Bella est l'un de ces sauvetages réussis grâce aux interventions successives de plusieurs personnes.

Avant tout, grâce à une voisine qui a eu le cran d'affronter le tortionnaire de cette jument, capturée sauvage en montagne et que ce monsieur avait décider d'éduquer à la dure.

Pour commencer, il avait attaché Bella avec un noeud coulant et un sac poubelle sur la tête pour qu'elle apprenne à rester à l'attache sans tirer. Technique appliquée un an auparavant avec un autre cheval sauvage qui en était mort…

bella

Bella était pleine et ce monsieur espérait bien qu'elle mettrait au monde une mule ou un mulet. Sinon ? Il promettait une balle à la jument et sa progéniture.

Précisons que la jument était parquée sur un terrain sans eau ni nourriture, clôturé sur trois côtés, avec un ravin sur le quatrième .

La courageuse voisine, qui avait ses propres chevaux à côté, portait quotidiennement à boire et à manger à Bella et a négocié avec l'homme. Au début, il a accepté de lui donner la jument. Finalement, il en a demandé 300 €.

Elle nous a donc contactés pour, dans un premier temps, l'aider à la déplacer sur un terrain plus grand où il y avait de l'eau. La jument ne se laissant pas approcher, nous avons préféré la laisser sur place et faire appel un spécialiste en équitation éthologique qui n'aurait pas pu travailler dans un grand espace. Il devait venir la chercher pour la transporter vers une pension, où elle pourrait pouliner en toute sécurité.

Nous avons d'abord fait appel à un cavalier de la région qui, dès le lendemain, est venu poser des clôtures provisoires pour sécuriser l'enclos.

Le "propriétaire" a alors demandé à la voisine quand la jument serait partie. Nous n'avions pas compris qu'il fallait agir dans l'urgence. A partir du moment où il avait donné son accord, il ne voulait plus la voir. La voisine s'en est rendu compte le lendemain, puisque la jument avait disparu. Nous avons pensé qu'il l'avait abattue. En fait, il s'était "contenté" de la renvoyer en montagne. En la frappant à coups de barbelés pour la convaincre…

Le jour suivant, la voisine a trouvé Bella blessée, trempée et tremblante devant le champ de ses chevaux. Sa fille a emmené ses propres équidés chez une amie (plusieurs kilomètres à pied) pour accueillir Bella. Nous pensions qu'elle avait fait une fausse couche.

Jérôme Raffo, le spécialiste en équitation éthologique, s'est déplacé pour une première séance avec Bella, puis est revenu quelques jours après, avec Stéphanie Costa, pour la transporter, gratuitement, aux écuries de cette dernière. La jument a bien voyagé.

Jérôme lui consacre gracieusement du temps, pour qu'elle apprenne à faire confiance à l'homme et qu'elle puisse recevoir les soins dont elle a besoin.

bella

Un mois après son arrivée, Bella a pu être parée et le maréchal-ferrant, Joseph Michelli a offert son intervention. Le vétérinaire, Bernard Fabrizzy, a, lui, offert le premier vermifuge.

Bella s'arrondissant, Jérôme et Stéphanie pensent qu'elle n'a pas perdu le poulain. Une première fouille n'a pas été concluante, nous en saurons plus le mois prochain.

Quand elle sera prête, la gentille Bella sera proposée à l'adoption. Elle mérite une famille qui lui prouve que certains humains sont dignes de confiance.

Un grand merci à tous ceux qui ont oeuvré pour ce sauvetage.

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Soutien à Equitable-Corse

par Laetitia Taillade-Maraninchi

Si l'association Equitable-Corse n'a pas de structure pour accueillir les équidés dans le besoin, elle prend en charge tous les frais d'entretien et de soins de plusieurs chevaux placés en familles d'accueil.

Certains accueils sont provisoires, en attendant l'adoption, d'autres sont certainement définitifs : on se doute bien que des chevaux de plus de 25 ans ne trouveront pas d'adoptant.

L'association est donc à la recherche de familles d'accueil. Elle doit, aussi, pouvoir assumer financièrement ces placements à long terme.

De nombreux professionnels du monde équestre soutiennent régulièrement l'association par des gratuités, des tarifs préférentiels ou des actions destinés à récolter des fonds.

Récemment, Molini Compétition a lancé un appel aux dons pendant toute la durée du concours d'endurance de Coti-Chiavari. A la fin du week-end, la tirelire contenait 400 € ! De quoi nourrir un cheval pendant plusieurs semaines.

Merci à tous !

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La photo du mois

 

photo du mois

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L'âne apiculteur

transmis par Paule Schlemaire, publié par www.yelomart.fr

Le meilleur ami de l’homme est peut être le chien, mais le meilleur ami de l’apiculteur Manuel Juraci est un âne nommé Boneco l’apiculteur. Juraci est un inventeur et apiculteur de la ville de Itatira, au Brésil. Il porte l’uniforme de l’apiculture aux normes en vigueur et, afin d’éviter de se faire piquer, l’âne Boneco, porte une combinaison de protection de la tête aux pattes. Le couple improbable fait tourner les têtes et parvient à ramener plus de miel que personne.

boneco

Juraci est l’un des près de 120 apiculteurs dans la petite ville de Itatira, dans l’état brésilien de Ceará. L’agriculture est difficile en raison du climat aride de la région, beaucoup se sont tournés vers la production de miel comme moyen de subsistance et moyen de soutien. Mais parmi les apiculteurs, l’équipe de Manuel et Boneco est parmi les plus efficaces: Manuel peut apporter beaucoup plus de miel sur le marché que sans l'aide de son ami. Pour protéger Boneco, Manuel a développé le costume complet de l’apiculteur que l’âne porte.

Manuel est un inventeur, connu localement comme Professor Pardal. Sa création a été remarquée non seulement par d’autres apiculteurs, mais aussi par l’Association des producteurs de miel, qui aimerait voir davantage de ces costumes équiper d’autres ânes. Manuel envisage de répondre à leur demande, mais insiste sur le fait que ce n’est pas seulement le costume qui fait le succès, c’est le travail acharné de son fidèle ami, Boneco.

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Vol d'équidé

 

Le cirque Saltobanco, qui sillonne la Corse depuis plusieurs semaines a été victime d'un vol lors d'une étape à Corte.

C'est un magnifique cheval frison qui a été volé le 17 mai. Plainte a été déposée auprès de la gendarmerie de Corte. On peut contacter le responsable du cirque au 06 41 28 14 04.

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Dans la presse

article publié par www.lest-eclair.fr, le 21 mai 2014.

Tir à l’arc à cheval : entre légende et tradition...

Le tir à l’arc à cheval, discipline nouvelle dans le giron de la Fédération française d’équitation, trouve doucement ses marques. Découverte.

tir à l'arc à cheval

Discipline de tradition et de légende, le tir à l’arc à cheval vient tout juste d’être exhumé par la Fédération française d’équitation qui voit là l’occasion rêvée d’ajouter une nouvelle corde à son arc. Une discipline toute neuve, encore sous forme de démonstration et qui se met patiemment en place avec les premiers Championnats de France disputés en juillet à Lamotte-Beuvron.

Toujours soucieuses d’innover et de permettre à leurs licenciés de faire de nouvelles découvertes, les Ecuries de Payns proposaient dernièrement une démonstration qui a remporté un succès prometteur.

Robin des bois…

Arriver à décocher une flèche sur une cible à une dizaine de mètres d’un cheval au galop demande un certain entraînement. « Mais ce ne sont que les débuts, précise Pascal Brogniez, qui dirige le centre équestre de Payns. Aujourd’hui, les participants font d’abord un passage au pas puis au trot avec bien sûr l’objectif de pouvoir passer aux difficultés supérieures prochainement. Depuis la mise en place il y a une dizaine d’années des compétitions modernes, ce sport est en plein développement dans une vingtaine de pays et la FFE entend bien favoriser cette pratique avec la mise en place d’un règlement et l’émergence d’une commission. »

Un tir d’instinct

L’esthétisme du geste et la difficulté d’allier cadence de tir et précision ont déjà conquis bon nombre de cavaliers qui, dans un premier temps, voient une approche ludique particulièrement aguicheuse avec comme finalité un parcours de chasse vallonné.

«  Nous n’en sommes pas encore là, et pour accéder aux premiers Championnats de France, il suffira d’avoir participé à un certain nombre de compétitions au préalable pour prétendre se qualifier  », concède Pascal Brogniez.

L’arc, plus petit que l’arme traditionnelle, très basique, dépouillé de tous ses accessoires (un viseur par exemple) implique un tir au jugé. À l’arrivée, nous avons une compétition dans la bonne humeur où le cavalier prend autant de plaisir que son entourage à savourer une performance immédiate lorsque la flèche atteint son objectif.

D’ailleurs, les abords de la carrière des Ecuries de Payns n’engendraient guère la morosité et, bien souvent, de très jeunes cavaliers ne boudaient pas leur plaisir dans cette confrontation ne manquant pas d’allure.

«  Nous avons de jeunes cavalières comme Pauline Trafikant ou Prudence Lelièvre qui montrent déjà de réelles dispositions pour cette discipline et que l’on devrait retrouver lors des prochains Championnats de France  », se félicitait Pascal Brogniez lui aussi conquis par cette rencontre entre le tir, l’arc et le cheval.

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