n°62 - novembre 2014

tous les numéros d'é-kilibre fleche lien

Editorial | Une guérison inespérée | Menaces sur l’avenir de votre cheval... | La phrase du mois | Formation maréchalerie | Stage | La photo du mois | Salon du cheval de Paris | Dans la presse

Editorial

par Daniel Guglielmacci

Les sables mouvants de notre société

Comme vous pourrez le lire dans notre édition de novembre et dans les médias numériques et autres, l’humain est capable du meilleur et du pire. D’un côté des députés et sénateurs votent pour reconnaitre aux animaux le fait qu’ils sont sensibles et ne sont pas des meubles. D’un autre côté, pour des considérations purement mercantiles, certains lobbies veulent revenir en arrière sur des lois et des règlements protecteurs, pour ouvrir au maximum le marché de la viande chevaline, comme porte de sortie pour tout équidé non économiquement viable.

Heureusement pour nous, nous avons, chaque semaine, des témoignages de sauvetages réussis par des gens de cœur, qui nous consolent de ceux des équidés que la société n’a pas pu ou n’a pas voulu sauver. Il est important pour faire évoluer les choses de partager au maximum les bonnes et les mauvaises nouvelles. Dans notre siècle de l’information, il serait très gênant de dire "je ne savais pas".

retour haut de page

Une guérison insepérée

 

Fidèle lectrice, Céline Dominici a tenu à partager avec nous son expérience et la joie de la guérison de son cheval, suite à une blessure qui aurait pu être fatale.

Au printemps dernier, Céline a acheté un cheval qui lui plaisait depuis longtemps : Tenda, un demi-sang arabe croisé corse de 6 ans. Elle l'a installé chez elle, dans un champ devant sa maison.

Un mois plus tard, le 31 mai au matin, le cheval est arrivé en boitant légèrement, la jambe égratignée, le boulet gonflé et le fer arraché. La blessure n'avait rien d'affolant, Céline a procédé aux premiers soins de base et a demandé à son ami et naisseur de Tenda, Patrice Biaggi, de venir.

jour de la blessure

Vers 11 heures, une fois les soins terminés, Tenda s'est couché. les premières tentatives pour le relever ont été infructueuses. Quand il s'est enfin relevé, il se tenait sur 3 jambes, le pied blessé s'était déboité et pendait, désaxé, sur le côté.

Ils ont alors tenté de joindre le vétérinaire Bernard Fabrizy : il était en congé mais viendrait dès que possible.

Les structures de Patrice étant plus adaptées aux soins, ils ont décidé de transporter le cheval. En le manipulant un peu, Patrice a réussi à remboiter le pied. Il l'a bandé et Tenda a pu marcher jusqu'au van et embarquer. Le voyage de quelques kilomètres s'est bien passé mais une fois au box, le pied s'est à nouveau déboité.

Le vétérinaire est arrivé vers 18 heures et a diagnostiqué une luxation complète du boulet avec arrachement des ligaments. La blessure la plus grave avant la fracture… Céline se préparait à un verdict d'euthanasie mais Bernard Fabrizy a voulu prendre conseil auprès d'un confrère sur le continent.

Pour la nuit, Tenda a été confiné dans un box réduit, son pied a encore été remboité et bloqué dans une attelle de fortune élaborée à partir d'une grosse gaine électrique.

Le lendemain, il a été décidé de tenter la solution du vétérinaire continental : la botte orthopédique. Les chances que Tenda remarche un jour étaient plutôt maigres mais le cheval avait bon moral.

Tenda a été installé dans une stalle sans aucun espace pour bouger. L'alimentation a été réduite au maximum pour alléger le poids sur la jambe : plus d'aliment et du foin de basse qualité en quantité. Pendant les longues semaines de convalescence, le cheval n'a pas maigri et jouait avec un ballon accroché dans sa stalle.

au box avec la botte

Au bout de 15 jours, les échographies, réalisées par la vétérinaire Cécile Challulau, étaient encourageantes et Tenda a été lâché : il a immédiatement galopé avec sa botte !

Au bout de 45 jours, la botte a été retirée, et, après une petite séance d'ostéopathie, le rééducation a commencé : marcher en main sur du goudron plat tous les jours, 5 minutes le premier jour, 5 minutes de plus chaque jour pour arriver à une heure. Des injections d'acide hyaluronique ont été réalisées pour conserver la souplesse de l'articulation. Le cheval est passé de la stalle au box.

Un mois plus tard, Tenda marchait en main sans boiter. Il a pu alors passer ses journées dans un petit paddock.

Enfin, le mois suivant, après une vraie séance d'ostéopathie, Tenda a pu rentrer chez Céline et reprendre la vie au champ.

Le travail a repris progressivement, d'abord longé, puis monté. Après des semaines d'entraînement, Céline et Tenda ont participé au concours d'endurance de Calvi-Calenzana, le 28 septembre dernier et le contrôle vétérinaire était parfait.

endurance Calvi

retour haut de page

Menaces sur l’avenir de votre cheval...

par Amélie Tsaag-Valren, enquête publiée par www.cheval-savoir.com, en septembre 2014

Lundi 1er septembre, les assises de la filière équine se sont tenues à Caen. Le problème des chevaux en fin de vie non-désirés a été abordé. Parmi les solutions proposées figureraient la remise en cause du droit des propriétaires à s'opposer définitivement à l'abattage de leur animal en cas de vente, et la création de « camps d’embouche », où les chevaux non-désirés transiteraient six à huit mois avant de partir pour l’abattoir. Enquête.

Ces premières assises de la filière équine étaient organisées par notre confrère Ouest-France dans le cadre des Jeux Equestres Mondiaux Alltech/FEI 2014 en Normandie. Si elles ont posé de très bonnes questions, les solutions proposées paraissent discutables... Etaient présents entre autres le Président de l'Association Vétérinaire Equine Française (AVEF) Jean-Yves Gauchot, le Président de la Fédération des boucheries hippophagiques de France Éric Vigoureux, et le Président de l'institution Le Trot français Dominique de Ballaigue.

Au sujet des chevaux en fin de vie et des nombreux scandales du type « fraude à la viande », d'après une dépêche de l'AFP, le but serait clair : « éviter dans les années à venir, si ce n'est dans les mois à venir, de nouveaux scandales (...) et régler le problème des chevaux en fin de vie ». Des scandales comme celui, bien connu, de la fraude à la retraite, qui s’appuie sur le décalage entre le désir du propriétaire de voir son cheval vivre malgré les difficultés financières, et l’habileté de certains maquignons à faire croire que ce sera le cas.

La solution officielle, permettre à davantage de chevaux d’entrer dans la chaîne alimentaire ?

La conclusion de ces Assises aurait de quoi faire frémir. Plutôt que de renforcer les sanctions contre les fraudeurs ou de s’attaquer aux racines du problème, l’assouplissement des réglementations est préconisé « afin de permettre à davantage de chevaux d’entrer dans la chaîne alimentaire »… Si ce qui est actuellement interdit (l’abattage des chevaux de sport ayant reçu certains traitements médicamenteux, écartés de la chaine alimentaire par leurs propriétaires) devenait autorisé à l’avenir, il n’y aurait plus de fraudes...

Plus aucun moyen d’éviter l’abattoir ?

« C'est se masquer, c'est être irresponsable que de dire qu’on ne mange pas les chevaux de sport […] Aujourd'hui, si un propriétaire décide que son cheval ne finira pas à l'abattoir, la réglementation veut que ce soit irréversible, alors que ce n'est pas forcément le même propriétaire qui aura le cheval en fin de vie ». Toujours selon l'AFP, le Président de la Fédération de la boucherie hippophagique de France (Fbhf) Éric Vigoureux remettrait en cause le droit des propriétaires de s’opposer définitivement à l’entrée de leur cheval dans la chaîne alimentaire. Il soutiendrait la possibilité pour « chaque propriétaire de changer la destination de son cheval au bout de six mois, si le cheval correspond bien aux normes sanitaires ». Cela signifierait qu’un éleveur ou un propriétaire contraint à vendre son cheval n’aurait plus aucun moyen de lui éviter la destination finale de l’abattoir.

Des camps d’embouche

Autre proposition inquiétante, la création de « sas de blanchiment pour que l'animal redevienne propre à la consommation ». En clair, il s’agirait de camps d’embouche visant à faire reprendre du poids aux chevaux non-désirés ou en fin de vie, en les mettant à l’herbe ou au foin avant de les revendre à l’abattoir.

Les poneys, prompts à prendre du poids, seraient les victimes désignées de ces « camps d’embouche ».

De tels « camps d’embouche » existent dans d’autres pays, en particulier au Canada et en Espagne. Ils n’ont rien à envier aux « mouroirs » dont parle Dominique de Ballaigue en évoquant le triste sort de certains chevaux « sauvés de l’abattoir » puis abandonnés. Les images filmées par l’association L214 au Canada montrent bien que ces « camps d’embouche » créent de la souffrance, entre les chevaux malades non-soignés pour des raisons de rentabilité, les prises de poids non-contrôlées et les bagarres occasionnées par la concentration et l’accès aux sources de nourriture. Même en souhaitant à l'origine une solution sans souffrance, il semble évident que celà ne puisse pas être le cas à la lumière de ce qui s'observe déjà dans d'autres pays.

Jean-Yves Gauchot estimerait que l’« on n'aura plus de scandale de viande de cheval car on aura une vraie traçabilité »… et que cela permettrait d’écouler la viande des chevaux « surmédicalisés », en les blanchissant (pendant six à huit mois) au sens propre, pour éviter le fleurissement des scandales et l’essor du marché noir.

Des propositions opposées aux attentes des propriétaires

Ces propositions sont en décalage complet avec les attentes de la majorité des acteurs du monde du cheval en France, en particulier celles des propriétaires. Plutôt que de régler le « problème » des chevaux en fin de vie en les envoyant plus facilement vers l’abattoir, l’urgence serait de s’attaquer à la tarification honteuse de certaines sociétés d’équarrissage abusant de leur monopole ! Selon les départements, les tarifs peuvent varier du simple au double.

Des tarifs qui dissuadent certains propriétaires pourtant respectueux de leurs chevaux de les garder en fin de vie, sachant qu’ils devront débourser 250 (dans le meilleur des cas) à 800 € pour l’enlèvement du cadavre de leur compagnon, sans autre option.

Les problèmes de l’équarissage

La tarification de l’équarrissage devrait être réglementée, dans la mesure où les propriétaires n’ont d’autre alternative au décès d’un animal. De plus, le cadavre est « valorisé », la société d’équarrissage en tire un bénéfice... Sur le principe de la double peine ! L’enterrement des chevaux est toujours illégal en France, contrairement à d’autres pays européens où existent notamment des cimetières pour les chevaux. Une autre piste que nos « décideurs » se refusent à explorer.

Certains chevaux « âgés » ou « non-montables » sont particulièrement adaptés à l’équithérapie

Troisième piste pourtant exploitée avec succès par nos voisins d’outre-Atlantique, le développement de thérapies avec le cheval. Certains chevaux « âgés » ou « non-montables » sont particulièrement adaptés au travail de remise en confiance avec des personnes en situation de handicap ou de souffrance psychologique. Cette option reste pour le moment balbutiante en France… et personne ne semble l’avoir évoquée !

Le président de l'association vétérinaire équine française Jean-Yves Gauchot a souligné à juste titre que « Les crises économiques ont fait que des gens qui avaient des chevaux, souvent, ne peuvent plus les entretenir, ni se payer un coûteux équarrissage ». Dominique de Ballaigue précise que « les Français importent deux tiers de leur consommation en viande de cheval ». Le Président du Trot français n'a cependant pas évoqué la surproduction des Trotteurs (des Pur Sang aussi d’ailleurs), entraînant une réforme conséquente et donc l’arrivée sur le marché de milliers de chevaux « dont personne ne veut »… Des milliers de chevaux que récupèrent les associations de sauvegarde, les propriétaires recherchant un animal de loisir voire de compagnie, et des centres équestres.

Pétition

 

L'auteure de cette enquête, Amélie Tsaag-Valren, a lancé une pétition au nom de l’équipe de Cheval Savoir, pour s’opposer à la disparition du droit d’opposition définitif à l’entrée du cheval dans la chaîne alimentaire, défendant un droit acquis des propriétaires de chevaux, et demandant une meilleure réglementation de production des chevaux de course et de l'équarissage.

Certaines « solutions » représenteraient un recul considérable en matière de respect animal, à l'heure où la France a pourtant fait un pas en avant en cessant de considérer juridiquement l'animal comme un bien meuble. Chaque propriétaire ou éleveur doit pouvoir garantir la vie à ses chevaux. Par ailleurs, la grande majorité des Français ne consommant pas de viande de cheval, il y a un net décalage avec les attentes des propriétaires.

Pour signer la pétition, cliquez ici.

retour haut de page

La phrase du mois

par Peter Gray

"Nous avons presque oublié combien il est étonnant qu'un animal aussi grand, aussi puissant et aussi intelligent, puisse accepter sur son dos un autre animal tellement plus faible !"

retour haut de page

Formation maréchalerie

par le Conseil du Cheval en Corse

A partir de janvier 2015, le centre de formation FORM'ACTION met en place une formation "CAPA Maréchalerie".

Cette formation sera réalisée dans le cadre d'emplois d'Avenir pour 12 jeunes.

Les jeunes seront en formation 2 jours par semaine, hors périodes de vacances scolaires et le reste de temps, ils s'impliqueront dans le travail du club.

Le module de pratique professionnelle se déroulera essentiellement au sein des clubs équestres qui auront accueillis un jeune en emploi d'avenir.

Le coût de cette formation est totalement pris en charge.

Si vous êtes intéressé par cette action, vous pouvez contacter FORM'ACTION au 06 78 92 69 83.

Programme de la formation : ici;
aides de l'ADEC : ici;
document concernant les emplois avenir : ici.

retour haut de page

Stage

 

FAE Equiloisirs propose aux exploitants et/ou salariés agricoles un stage "webmarketing et réseaux sociaux", animé par la société Antellium, qui se déroulera les 17 et 18 novembre à Corte.

Pour télécharger les informations et le bulletin d'inscription, cliquer sur l'image :

affiche stage

retour haut de page

La photo du mois

 

photo du mois

retour haut de page

Salon du cheval de Paris

par Laetitia Taillade-Maraninchi

Le salon du cheval de Paris, qui se tiendra du 29 novembre au 7 décembre 2014 à Paris Nord Villepinte, s'articulera autour de plusieurs univers. Le bien-être du cheval sera à l'honneur.

affiche

L'univers "bien-être et santé animale"

"Connaître, comprendre, soigner et aimer" est la devise de cet univers, animé par les professionnels de la société Equicare, qui dispenseront des conseils en matière de :

Le samedi 6 décembre, les Equirencontres, organisées en partenariat avec l’Association Vétérinaire Equine Française - AVEF, et Merial, s'adresseront aux cavaliers, dirigeants de club, propriétaires, éleveurs, marchands… et porteront cette année sur la "physiothérapie et rééducation équine". Plusieurs conférences seront suivies d'un débat retransmis en direct puis en différé sur www.ffe.com (FFE-TV, Chaine Santé Equine Merial).

L'univers "éthologie", en partenariat avec La Cense

Le Pôle éthologie réunira, sur un même espace, une vingtaine de professionnels du comportement et de l’éducation du cheval. Les démonstrations d’éthologie présenteront chaque jour les fondamentaux de la communication avec le cheval. Toute la journée, La Cense proposera des rendez-vous avec les professionnels pour parler débourrage, éducation des jeunes chevaux, spectacle, pédagogie, sport ou connaissances scientifiques. Au programme des « cafés étho » thématiques, des témoignages de professionnels et des cessions pratiques interactives.

Site web : www.salon-cheval.com/

retour haut de page

Dans la presse

article publié par http://blog.lefigaro.fr/, le 20 octobre 2014, transmis par le Conseil du Cheval en Corse

Le monde du cheval frappé par la crise

Par Marianne Simon

Le monde équin traverse en France des jours difficiles. Hausse de la TVA, baisse du pouvoir d’achat, nouveaux rythmes scolaires… Après une constante augmentation du nombre de licenciés depuis 1984, la Fédération française d’équitation enregistre une baisse de 0,8%. Pour la première fois depuis 30 ans, le nombre de cavaliers licenciés est passé sous la barre des 700.000. Mais la crise ne touche pas seulement les centres équestres, de l’élevage au commerce, c’est la filière entière qui est touchée de plein fouet par la crise.

L’élevage

Après deux années de baisse très marquée des saillies de juments de selle en 2012 (-15%) et en 2013 (-20%), la tendance semble s’atténuer en 2014 (-7% à la mi-année). La baisse s’accentue en revanche chez les poneys (-15%), les chevaux de trait (-15%) et les ânes (-11%). D’après l’Institut Français du Cheval et de l’Équitation (IFCE) certaines races parviennent toutefois à se maintenir, comme les Fjord, les Dartmoor, les Landais, les Arabes et les Anglo-Arabes. Le marché du cheval de loisir subit par ailleurs une concurrence étrangère accrue, venant surtout de l’Allemagne, de l’Irlande et la péninsule ibérique qui proposent des chevaux à des prix plus attractifs qu’en France.

Le commerce

Les marchands de chevaux n’échappent pas à la crise. Avec la baisse du pouvoir d’achat et l’entretien très coûteux que nécessite un cheval, les particuliers hésitent de plus en plus à investir dans leur propre monture. Le début d’année 2014 montre ainsi une baisse de la demande en poneys (-5%) comme en chevaux (-8%). On note également une franche baisse du prix de vente des chevaux. Le prix moyen d’un équidé se situe autour des 5000 euros. Pour les chevaux de compétition, le prix moyen était de 11.400 euros en 2013 contre 9800 euros en 2014. Même chose pour les chevaux polyvalents destinés au loisir, le prix moyen est passé de 2700 euros à 2400 euros.

Les centres équestres

La France compte près de 6000 centres équestres qui génèrent 800 millions d'euros de chiffre d'affaires et représentent 18.000 emplois directs, soit quelque 24.000 actifs avec les dirigeants d'entreprise. Mais la vitalité des poney-clubs qui se vérifiait jusqu'alors chaque année en a pris un coup. Si l'équitation attire de nombreux enfants dès le plus jeune âge, avec la crise, les parents lui préfèrent désormais d'autres sports moins onéreux. En effet, une heure d'équitation revient entre 15 et 25 euros selon les régions, alors que de nombreuses autres activités coûtent moins d'une centaine d'euros à l'année. Pour un an d'équitation, il faut compter entre 400 et 1000 euros, sans compter l'achat du matériel. Et pour les cavaliers qui continuent de monter à l'année, les parents sont maintenant plus réticents à payer, en plus de l'adhésion annuelle, des stages durant les vacances ou les concours.

La réforme des rythmes scolaires est également passée par là. Les mercredis matins sont désormais désertés et les mardis soirs aussi puisqu'il faut se coucher tôt. Cela oblige les gérants de centres équestres à surcharger les créneaux du week-end sans avoir forcément les moyens d'investir dans de nouveaux chevaux ou d'embaucher de nouveaux moniteurs.

À noter aussi que pour répercuter la hausse de la TVA -passée de 7 à 20%- entrée en vigueur le 1er janvier dernier, de nombreux centres équestres n'ont eu d'autre choix que d'augmenter leurs tarifs.

De plus en plus de chevaux abandonnés

Récemment, l'affaire des cinquante chevaux d'Édern a fait grand bruit. Cette vieille dame qui ne pouvait plus subvenir aux besoins de ses bêtes les laissaient depuis des années se reproduire entre eux, jusqu'à atteindre le nombre de cinquante. Aujourd'hui, elle propose de donner ces chevaux sauvages contre de bons soins. Début octobre, un cheval maltraité et affamé a été découvert sur la voie publique à Toulouse. Hélas, ces histoires sont loin d'être des cas isolés. "Depuis le début de l'année, nous avons déjà recueilli 62 chevaux, contre 89 l'an dernier, alors qu'on n'est qu'à mi-parcours", s'inquiète Adeline Maatouk de la Fondation Brigitte-Bardot. Même son de cloche à la Fondation 30 millions d'amis qui cherche à acheter une ferme près de Bourges pour installer plus de 200 chevaux abandonnés en 3 ans. "Un cheval que l'on récupère et que l'on place nous coûte près de 200 euros par mois. Je préfère acheter une ferme", confie Reha Hutin, présidente de la Fondation.

Seules les courses retrouvent quelques couleurs tant pour l’élevage que pour le commerce. L’élevage de Trotteur français est relativement stable. Après un début de saison de reproduction nettement en hausse (+28% à fin avril), les données enregistrées à fin juillet montrent également une hausse du nombre de juments saillies mais qui est plus mesurée (+8,4%). Les ventes de yearlings cet été ont atteint des records : la vente d’été du mois de juillet, consacrée aux stores de 2 et 3 ans et aux chevaux à l’entraînement, enregistre un chiffre d’affaires record qui bondit de 29%. Le budget moyen pour acquérir un jeune cheval de course s'est établi à 146.998 euros cette année.

Dans la presse

article publié par http://www.franceinfo.fr, le 17 octobre 2014, transmis par le Conseil du Cheval en Corse

Découverte d'un laboratoire d'abattage clandestin dans le Vaucluse

Un laboratoire d’abattage clandestin a été découvert au Thor, dans le Vaucluse. Une découverte effectuée lors d'investigations sur un trafic de viande de cheval. Un éleveur a été interpellé et entendu par la justice.

L’éleveur a été interpellé sur son exploitation par les gendarmes, dans le cadre d'une commission rogatoire délivrée par un juge d'instruction du pôle de santé publique de Marseille pour un trafic de viandes d'équidés dans le sud de la France. Agé d’une cinquantaine d’années et inscrit comme exploitant agricole auprès de la MSA, l’éleveur avait déjà fait l'objet de procédures dans le cadre d'une activité non conforme à la législation.

"Les enquêteurs ont constaté sur place la présence d'un lieu d'abattage clandestin", qui ne respectait pas les conditions sanitaires d'usage et "la présence sur le terrain de cet exploitant, soit de nombreux cadavres, soit de carcasses notamment de bovins, qui avaient été enfouis par l'exploitant", explique le procureur adjoint de la république à Avignon, Dominique Sié.

Une enquête pour mauvais traitement animal, cruauté, jets de cadavres et pollution a été ouverte par le parquet d'Avignon. Les animaux vivants découverts sur place ont du être euthanasiés compte tenu de leur "état sanitaire lamentable", a précisé Dominique Sié. Certaines carcasses ont été retrouvées dans des lieux parfois immergés, représentant un risque de contamination des nappes phréatiques. La brigade de recherche de la gendarmerie d’Avignon va faire des recherches pour identifier la provenance des animaux et voir si cela relève d’une filière de revente clandestine.

L'homme a été placé en garde à vue dans le volet concernant le trafic de viande d'équidés.

retour haut de page
version imprimable