n°74 - novembre 2015

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Editorial | L'équitation : bonne ou mauvaise pour notre dos ? | Retraite et fin de vie des équidés | La phrase du mois | Sarah Casanova à Monticello | Inondations | La photo du mois | Les intoxications | Innovation : un casque audio pour cheval | Dans la presse

Editorial

par Laetitia Taillade-Maraninchi

A la une de l'actualité du mois d'octobre : une vidéo d'une incroyable violence qui révèle les atrocités commises sur les animaux à l'abattoir d'Alès, diffusée par l'association L214 au terme d'une grande enquête.

Nous ne reviendrons pas sur le sujet, les mots sont trop faibles.

Depuis le début de l'année, nous avons évoqué, à plusieurs reprises, la gestion de la fin de vie des chevaux souhaitée par le Ministère de l'agriculture : l'abattage pur et simple. Amélie Tsaag Valren, journaliste à la revue Cheval Savoir suit de près le dossier et a lancé une pétition en ligne : "pour le droit des propriétaires à s'opposer à l'abattage de leurs chevaux". La pétition est régulièrement mise à jour, selon l'actualité. Le 12 octobre 2015, avant la diffusion de la vidéo de L214, la journaliste, qui prône une reconversion des chevaux vers l'équithérapie, écrivait :

Lorsqu'il s'agit de désigner des responsables au problème des "chevaux non-désirés", c'est (presque) toujours sur les mêmes que les accusations de "décideurs" tombent.

Participez à un colloque officiel, on vous y parlera vite de ces gens qui achètent un jeune cheval, cochent la case d'exclusion de la consommation humaine sur ses papiers "pour des raisons sentimentales", et ne veulent plus le gérer s'il vient à devenir non-montable à cause de l'âge ou d'un problème de santé. Qui sont-ils ? Des propriétaires de loisir.

C'est à cause d'eux seuls, de leur ignorance et de leur absence de responsabilités, que la maltraitance augmenterait et qu'il faudrait interdire l'exclusion définitive des chevaux de la filière viande. A cause d'eux seuls, un "sas de blanchiment" de six mois serait la seule manière de gérer ces chevaux non-désirés qu'ils jettent par milliers.

C'est à cause d'eux seuls qu'il faudrait imposer des assurances fin de vie pour les chevaux exclus de l'abattage par choix idéologique.

Non, le problème des "chevaux non-désirés" ne serait pas né avec la fin de l'équarrissage public.

Non, les éleveurs de trotteurs et de pur-sang, qui envoient les trois-quarts de leurs animaux à la réforme à un âge précoce, n'y seraient pour rien.

Non, les maquignons qui mentent à ces mêmes propriétaires de loisir en leur faisant miroiter une retraite heureuse pour leur cheval, ne feraient que leur métier de maquignon. Les propriétaires de loisir sont de gros naïfs qui vivent au pays des Bisounours ! Croire quelqu'un sur parole, quel crime !

Non, les gérants de centres équestres qui se plaignent de la "sensiblerie" de leur clientèle féminine n'y seraient pour rien. Il n'y a d'ailleurs aucun problème éthique dans le fait d'exploiter un animal pendant vingt ans pour l'abattre ensuite. Aucun manque de professionnalisme dans le fait d'insulter sa clientèle non plus.

Non, les fausses associations de "protection du cheval" qui inondent le web d'annonces "urgence abattoir" (provenant parfois du papa maquignon) n'y seraient pour rien. Elles ne font que générer un bénéfice légal, en revendant des chevaux (y compris sans puce et sans papiers) plus cher qu'au prix de la viande, main dans la main avec le maquignon. Chacun sa part, les affaires sont les affaires !

Non, il n'y a aucun problème sanitaire ou de bien-être animal dans les abattoirs. Ils sont tous aux normes. Ils ne ratent jamais un étourdissement. Aucune fraude dans cette filière. Et surtout, les chevaux sont extrêmement bien traités durant l'engraissage qui précède leur revente. Ils ne subissent aucune blessure, ne ressentent aucune souffrance. Les maquignons les traitent comme leurs propres enfants.

... Ceci est bien évidemment un message ironique...

[...]

La filière peut se permettre de généraliser les accusations contre les propriétaires de loisir. Au contraire, chez les professionnels des courses, des centres équestres et de la viande, l'honnêteté et le respect du cheval doivent être présentés comme la règle, les brebis galeuses comme la malheureuse exception. Ces filières ont des "décideurs" représentés au sein de la filière équine française, pas les propriétaires de loisir.

Quand les responsables de la filière cheval nous parlent d'incitations à l'abattage pour le bien-être animal, ils tentent de nous faire croire qu'ils seraient motivés uniquement par de bienveillantes considérations sur la souffrance des chevaux. Il n'y aurait là aucune pression du lobbying hippophagique. Aucune. Pourtant, lorsque nous regardons la liste des intervenants de ces mêmes colloques, les intérêts de la filière viande ne sont jamais bien loin.

Mise à jour inspirée par un message de Carina Mac Laughlan, présidente du Refuge de Darwyn France (merci à elle).

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Lutter contre les idées reçues… L'équitation : bonne ou mauvaise pour notre dos ?

par Anne-Laure Cugurno, du Poney Club de Monticello, avec l'aimable participation du Dr Félix Galeyrand, médecin ostéopathe posturologue D.E.

Après avoir maintes fois entendu des parents nous faire part de leurs craintes légitimes, concernant la pratique de l'équitation de leur enfant, notamment lors de douleurs dorsales ou d'atteintes scoliotiques du rachis, nous voilà à tenter d'apporter un peu d'information.

Car dans notre aujourd'hui du "tout sécurisé", les parapluies s'ouvrent parfois à la légère et on préfère priver un enfant d'une activité physique salutaire plutôt que de prendre un avis éclairé auprès des spécialistes. Spécialistes qui, pour tous les cas auxquels nous avons été confrontés depuis 10 ans (une quinzaine d'enfants scoliotiques environ), se sont prononcés pour la poursuite de l'équitation, même dans les cas les plus graves (enfants orthodésés, c'est à dire en corset).

Le bon sens nous impose néanmoins de ne pas faire de raccourcis trop hâtifs : il existe, bien sûr, des pathologies du rachis qui peuvent contre indiquer la pratique de l'équitation mais elles sont rares. Si vous vous retrouvez à vous interroger, à juste titre, nous ne pouvons que vous inviter à prendre l'avis de votre médecin, au besoin appuyé par un avis spécialisé.

En attendant, faisons un petit tour d'horizon en la matière, à l'aide des dernières études et recherches publiées.

Sur les lombalgies

Une étude révèle :

"L'équitation serait favorable chez le lombalgique par effet de pompage au niveau discal, jusqu'à être parfois indiquée chez le patient arthrodésé"1.

D'ailleurs, une étude publiée révèle que les contraintes mécaniques, observées à l'aide des capteurs sur des cavaliers de niveaux différents lors de leur pratique à cheval, démontrent que "les cavaliers développent une réponse posturale au niveau du rachis, leur permettant d'amortir les contraintes tout en évitant les postures traumatiques. L'analyse des structures mises en jeu montrent que ce sport, contrairement aux apparences, pourrait avoir de nombreux bénéfices au niveau du développement rachidien et constituer une méthode de rééducation de certaines dysfonctions rachidiennes. L'équitation ne serait donc pas un danger pour le rachis. Elle pourrait même être un bon moyen de rééducation des lombalgiques. Certains médecins et kinésithérapeutes l'ont bien compris en utilisant ce sport avec de jeunes patients souffrant de paralysie cérébrale afin d'augmenter le tonus des érecteurs du rachis et d'améliorer la posture de ces enfants"2.

En matière de scoliose

Le Pr de Billy et le Dr Langlais ont publié un article, très complet, intitulé "Scoliose de l'enfant et de l'adolescent". Sur la nature et l'origine de cette dernière, ils nous disent : la scoliose est une déformation tridimensionnelle du rachis. Dans la plupart des cas, aucune cause particulière n'est retrouvée; une forte prédominance est observée chez les filles où la scoliose est très souvent observée en pré-puberté, au moment d'un pic de croissance; l'hérédité est un facteur de risque prévalent dans cette pathologie… Le port du cartable n'est en aucun cas responsable.

Un enfant scoliotique peut-il faire du sport ?

Dans la plupart des cas, il est non seulement autorisé mais surtout recommandé de faire du sport. Le témoignage du Pr Vialle3 à ce sujet est édifiant : "j'ai des patients en sport études qui font30 heures de sport par semaine au cours desquelles ils n'ont d'ailleurs pas le droit de porter leur corset orthopédique. Pas question d'établir un certificat médical d'inaptitude au sport face à une scoliose. Bien au contraire : équitation, tennis, badminton et danse sont tout autant recommandés que la natation".

En fait, toutes les activités sportives sont encouragées, même à haut niveau. Elles favorisent une musculature saine et souple, capable de protéger le dos et d'aider à supporter l'inconfort du corset. Le sport peut, par ailleurs, éviter la majorité des douleurs que les enfants peuvent ressentir dans le dos et qui ne sont que très rarement en lien avec la scoliose, mais plutôt dues à une mauvaise position assise prolongée.

Aucun comportement ne peut, en effet, aggraver une scoliose, ni mauvaise posture, ni cartable trop lourd, ni activité sportive. La scoliose n'est liée qu'à la croissance de la colonne vertébrale et, en dehors d'un traitement orthopédique ou chirurgical, rien ne peut en modifier l'évolution.

La scoliose n'est liée qu'à la croissance de la colonne vertébrale, c'est un trouble de maturation du système nerveux postural qui "cherche ses marques" pendant la croissance de l'adolescent. Les activités sportives, éveillant ce système nerveux et la musculature qui en dépend, sont une aide et non un risque.

1 Source : Publication dixième Congrès SIRER/ACRAMSR - Lyon 2005 - Dr Daniel Boussard.
2 Source : "L'équitation : un bon sport pour le dos ? Pré étude biomécanique du rachis du cavalier", étude réalisée en 2012 par l'ONERA (Office National d'Etudes et de Recherches Aérospatiales), revue Equ'idée n°81.
3 Chef de service de Chirurgie Orthopédique et Réparatrice de l'enfant à l'hôpital Armand Trousseau, Paris

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Retraite et fin de vie des équidés

par Daniel Guglielmacci

Lors de la réunion des "fédératives" du 5 octobre 2015, organisée par la FFE à Corte, l'association Equitable-Corse était invitée et présente.

Nous avons donc posé une question au président de la FFE, Serge Lecomte : « Sur le thème de la mise à la retraite ou de la fin de vie des équidés, prévoyez-vous une communication ou des actions concernant notamment les chevaux de sport de haut niveau en fin de carrière, des chevaux de club en fin d'exploitation commerciale ou des vieux chevaux de propriétaires licenciés FFE ?»

La réponse a été claire et sans ambiguïté: les instances nationales de la FFE sont conscientes de cette problématique, mais cette problématique ne rentre pas dans le cadre des attributions de la FFE, qui avant tout est liée à la pratique de l’équitation et non pas à la partie élevage ou entretien des équidés.

Puis, après cette réponse, plusieurs échanges entre le président et l’assistance ont bien fait apparaître la réalité de la situation sur le terrain : la retraite et la fin de vie des équidés est la charge des propriétaires, mais cela est implicite, et peu d'informations synthétiques, objectives sont données par les différents organismes acteurs et responsables de la filière équine. Les clubs sont pris entre les considérations économiques et sanitaires de plus en plus contraignantes, et la pression des cavaliers, propriétaires ou non, qui sont de plus en plus sensibilisés à l'aspect fin de vie des équidés.

La fin de vie des équidés est gérée de façon très désordonnée en France, et est traitée par les clubs et les propriétaires au cas par cas suivant la sensibilité de chacun. Paradoxalement le seul groupe influent qui pousse à une organisation de la fin de vie des équidés, par un intense lobbying à tous les niveaux est la filière viande équine, qui menace même au grand jour de rendre leur filière obligatoire, cela même envers les propriétaires les plus réfractaires à cette idée...

Alors préparez-vous à des lendemains sombres ou alors réagissez !

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La phrase du mois

par Pat Parelli, horseman américain

"Si votre cheval dit non, c'est soit que vous n'avez pas posé la bonne question, soit que vous l'avez mal posée."

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Sarah Casanova à Monticello

 

Pour la troisième fois, la vice-championne de France 2014 de dressage, catégorie Pro Elite GT, Sarah Casanova, a répondu à l'invitation du Poney Club de Monticello pour animer un stage dans la discipline, ouvert aux cavaliers de toute la Corse.

Alors que, généralement, ce genre d'évènement s'adresse aux cavaliers ayant déjà un bon niveau, Anne-Laure Cugurono, la responsable du Poney Club, a souhaité en faire bénéficier, avant tout, les jeunes élèves de Monticello, à partir du galop 3. Elle espère ainsi leur donner le goût et l'envie de la compétition de dressage, grâce à l'acquisition de compétences techniques enseignées par Sarah Casanova.

stage dressage
De gauche à droite : Sarah Casanova, Cloé Minakian, Anne-Laure Cugurono (responsable du Poney Club de Monticello) et Carine Poletti (monitrice).

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Inondations

 

Les 1er et 2 octobre dernier, la Corse entière a été victime de très fortes intempéries. Heureusement, les vies humaines ont été épargnées.

Certains ont vu leur outil de travail dévasté, encore une fois cette année.

Les pompiers des deux départements sont intervenus sans relâche et pour tous types de situations.

Le SDIS 2B (Service Départemental d'Incendie et de Secours) a tweeté une photo d'un sauvetage de chevaux en plaine orientale :

sauvetage

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La photo du mois

 

photo du mois

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Les intoxications

 

Entre 2008 et 2014, le Centre anti-poison vétérinaire de Lyon, CNITV (Centre National d'Informations Toxicologiques Vétérinaires) à reçu 2046 appels concernant des intoxications chez les équidés, pour des aides au traitement, des aides au diagnostic ou du renseignement préventif (source : www.lepointveterinaire.fr/).

Environ 10% des appels concernaient des intoxications par anticoagulants, plus de 8% des intoxications par herbicides, environ 2,5% des intoxications par fongicides et tous les autres appels des empoisonnements par des végétaux.

En 2010, Cécilia Pavillot, étudiante à l'école nationale vétérinaire de Lyon a consacré sa thèse au sujet : "Bilan 2008 des appels reçus au CNITV de Lyon. Etude spécifique des intoxications chez les équidés".

Il apparait que 3/4 des appels proviennent de vétérinaires. Pour les équidés, la moitié des intoxications a lieu au pré. Lors d’une intoxication par l’If à baies (Taxus baccata), les symptômes apparaissent très rapidement, en 1 heure environ après ingestion, alors que lors d’une intoxication par un raticide anticoagulant, les symptômes n’apparaissent que 48 à 72 heures après exposition.

L'évolution des cas n'est, en général, pas connue car les appels ne sont pas suivis. L'auteure remarque que de nombreux appels proviennent de demandeurs qui souhaitent connaitre l’étiologie d’une intoxication d’un cheval déjà mort.

En conclusion de sa thèse, la future vétérinaire note "Le cheval est une espèce concernée par de nombreux toxiques. Le diagnostic des intoxications est difficile et nécessite souvent des analyses de laboratoire. La réussite thérapeutique repose sur la précision et la rapidité de mise en œuvre du traitement".

Le CNITV répond 24 heures sur 24, toute l'année, à toute demande téléphonique ou écrite concernant les intoxications d'animaux domestiques et sauvages. En fonction de la qualité du demandeur (vétérinaire praticien, particulier, organisme agricole...) le Centre apporte une aide au diagnostic ou au traitement, un avis pronostic, une évaluation du risque ou simplement fournit quelques renseignements.
Tél : 04-78-87-10-40; email : cnitv@vetagro-sup.fr.
Le CNITV est une association loi 1901 non subventionnée par l’Etat.

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Innovation : un casque audio pour cheval

par Laetitia Taillade-Maraninchi

"La musique… base de l'équitation augmentée". C'est à partir de l'idée que la musique rend les chevaux plus agréables à monter que la startup française HorseCom a mis au point le kit Bluetooth du même nom, comprenant un bonnet pour cheval avec écouteurs, un casque avec micro à accrocher à la bombe et une application pour smartphone.

La musique douce détendrait le cheval, dans des situations qui peuvent être stressantes pour lui, ou avant une séance d'entraînement. L'effet n'est pas instantané mais serait visible au bout de quelques jours. Pendant le travail, selon le tempo choisi, elle améliorerait l'impulsion et stimulerait le mouvement en avant, le corps du cavalier s'adaptant au rythme. Le fabriquant, installé en Normandie, parle alors "d'équitation augmentée", annonçant "32% de risques de perte de concentration en moins grâce à la musique".

horsecom

L'équipement du cavalier permet également de communiquer avec le coach ou de répondre au téléphone à une seule main.

Ce dispositif devrait être disponible début 2016, le prix n'est pas encore communiqué. Le site web propose aux visiteurs de devenir ambassadeurs du ce produit innovant : http://www.horsecom.io/.

Source : www.equidia.fr/

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Dans la presse

article publié par www.vosgesmatin.fr, le 22 octobre 2015.

Vosges : une association s'inquiète du traitement réservé aux chevaux de course

Pour les membres de l’association de secours et de placement des animaux des Vosges (Aspa), il est temps de faire tomber les œillères. Depuis quatre ans, ces ardents défenseurs de la cause animale enquêtent sur le traitement réservé aux chevaux de course lors des compétitions hippiques.

Après quatre ans d’enquête, le constat est, selon eux, accablant. Pour rendre l’équidé plus performant, de nombreux artifices seraient en effet utilisés par les jockeys. De leur propre chef, ou à la demande des entraîneurs et des propriétaires.

Des plaques de plomb sur les sabots

Ainsi, photos à l’appui, ils ont constaté lors de leurs différentes visites en hippodromes que de nombreux chevaux portaient parfois des rondins de bois crantés sous le cou afin de les empêcher de replier leur tête contre leur poitrail, des plaques de plomb vissées sur les sabots afin qu’ils conservent plus facilement une allure de trot et ne passent pas à l’amble, des œillères fixées par du fil de fer, pouvant provoquer des blessures irréversibles aux yeux en cas de chute, des chaînes de sécurité placées dans leur mâchoire pour compenser une éventuelle rupture du mors…

Des accessoires qui, toujours selon l’Aspa, causeraient de nombreuses blessures aux chevaux. Une situation devenue intolérable pour Nicolas Simonet, président de l’association : « Ces pratiques se déroulent depuis toujours mais rien ne change malgré nos appels à l’aide. C’est inadmissible. Nous avons donc remis notre rapport aux plus hautes instances de l’Etat en espérant que les choses changent. Mais on sent que, dans le milieu hippique, les gens ont peur de parler. Et les intérêts économiques sont très importants. Moi-même et d’autres membres de l’association avons même été menacés à plusieurs reprises. Ce que nous espérons désormais, c’est une prise de conscience collective et la mise en place de nouveaux textes interdisant certaines pratiques. Car il y a ce que l’on peut observer lors des réunions hippiques et les pratiques d’entraînement, bien pires encore… »

Charles WENGER

Dans la presse

article publié par http://fr.euronews.com, le 22 octobre 2015.

Espagne : huit mois de prison pour le jockey qui avait battu à mort son cheval

Une sanction historique en Espagne : pour la première fois dans le pays, un jockey professionnel a écopé d’une peine de huit mois de prison pour mauvais traitement contre un cheval.

Eugeni Sánchez était accusé d’avoir battu à mort en 2012 Sorky das Pont, son cheval de course, parce qu’il n’avait pas remporté une compétition qui s‘était déroulée à Majorque. Durant le procès qui vient de s’achever, le juge chargé de l’audience, Maria Jesus Campos, a rappelé la lente agonie de l’animal suite aux nombreux coups qui lui avaient été portés.

“La mort atroce d’un cheval de course est une aberration au 21e siècle, a martelé la juge et de déclarer que “la colère des citoyens Majorquais est justifiée et légitime.”

Pour l’association de défense locale pour le droits des animaux, qui avait porté l’affaire de la justice, c’est la première fois qu’une telle sanction est pononcée en Espagne pour mauvais traitement contre un animal.

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