n°77 - février 2016

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Editorial | TREC | New-York : la guerre des calèches | La phrase du mois | Le cheval du grand froid | Des nouvelles du continent | La photo du mois | Justice | Dans la presse

Editorial

par Daniel Guglielmacci

La promenade commerciale équestre en extérieur en danger ?

Y a-t-il encore un choix ou une offre entre deux extrêmes ? 

Alors je dis au cavalier (propriétaire ou non), qui veut vivre sa passion de cavalier d'extérieur, d’être vigilant et de choisir le bon compromis : professionnels accompagnateurs et formateurs compétents, cavalerie adaptée et en bon état, ambiance sympathique, et, bien sûr le lieu et les conditions de votre "aventure".

Sinon, n'oubliez pas votre assurance et votre propre apprentissage équestre, au lieu de chercher des « poux » aux autres.

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TREC

par Laetitia Taillade-Maraninchi

Equitable-Corse a décidé, au moins pour cette année, de suspendre l'organisation de son concours d'endurance équestre. L'association n'abandonne pas la compétition et elle organisera, le 25 septembre 2016 à Ponte-Castirla, un concours de TREC : Techniques de Randonnée Équestre de Compétition.

Le TREC regroupe 4 épreuves qui se courent en individuel ou par équipe : un parcours d’orientation et de régularité (POR), un parcours en terrain varié (PTV), une présentation du couple et une maîtrise des allures. Le programme du concours propose de participer aux 4 épreuves (TREC complet), et /ou à une épreuve spéciale PTV indépendante du TREC complet.

Cette compétition s'adresse aux cavaliers titulaires d'une licence compétition club ou amateur, à partir de 12 ans, à partir du galop 2 pour les mineurs. Tous les chevaux âgés de 4 ans et plus, à jour de leurs vaccins et inscrits sur la liste de concours FFE, peuvent participer.

branches basses

En 2016, six concours de TREC sont inscrits au calendrier :

Ces six concours seront le support de la Coupe de Corse de TREC.

Plus d'information sur le site http://trec.equitable-corse.com/index.php, qui sera actualisé régulièrement.

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New-York : la guerre des calèches

par Laetitia Taillade-Maraninchi

Elu en janvier 2014, le maire de New-York, Bill de Blasio, avait fait une promesse de campagne : supprimer les calèches dans la ville, jugeant les conditions de travail de ces chevaux "inhumaines", et les remplacer par des copies de voitures anciennes, éléctriques. Deux ans plus tard, pendant lesquels la situation est restée inchangée, le sujet revient dans l'actualité.

La mairie annonce un programme de mesures : à partir de juin 2016, le nombre de calèches et de chevaux diminuera progressivement pour finalement être limité à 95 chevaux en octobre 2018, soit la moitié de ceux en activité actuellement. Le travail des chevaux sera limité à 9 heures par jour (certains travaillent actuellement jusqu'à 15 heures par jour). Enfin, une ancienne écurie dans central Park sera rénovée, avec un coût de plusieurs millions de dollars, pour y stationner les équidés qui n'auront plus à traverser la ville pour travailler.

Christina Hansen, cochère et porte-parole de l'Association des calèches de New York (Horse and carriage Association) affirme qu'il s'agit d'un accord de principe et que les négociations sont encore en cours.

Les associations de protection animale sont insatisfaites. L'association NYClass continue de réclamer la suppression totale de ces calèches, justifiée par le fait que « les chevaux ont besoin de brouter tous les jours, de socialiser avec d'autres chevaux », et a lancé une pétition en ligne : http://www.nyclass.org/petition.

Actuellement, les chevaux qui promènent les touristes à New-York sont logés dans quatre écuries autour de Manhattan. La plus importante est Clinton Park Horse Stables. Elle héberge, au premier étage, 79 chevaux en boxes individuels d'au moins 3 m sur 2,4 m. Selon le directeur, les équidés passent au moins cinq semaines par an dans une ferme, et ne peuvent pas travailler, de porte à porte, plus de 9 heures par jour, ni s'il fait plus de 32°C, ou moins de -7°C.

ecurie
Clinton Park Horse Stables

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Les boxes

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La rampe d'accès à l'étage pour les chevaux

Sources :
blog.lefigaro.fr
www.sciencesetavenir.fr
untappedcities.com

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La phrase du mois

par François Baucher, maître de dressage français (1796-1873)

"Il est rare que les défenses aient d'autres causes que la faiblesse du cheval ou l'ignorance du cavalier."

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Le cheval du grand froid

par Laetitia Taillade-Maraninchi

Le cheval ou poney Iakoute est la race qui vit le plus au Nord de notre planète : supportant des températures allant jusqu'à -70°, il peut vivre au-delà du cercle polaire arctique.

La République de Sakha, également appelée Yakoutie ou Iakoutie, se situe au nord-est de la Sibérie. Le climat est hypercontinental, avec de très grandes amplitudes thermiques. Pour le peuple iakoute, l'élevage équin est une activité traditionnelle, qui se pratique de façon extensive, en liberté. Dans cette région recouverte de neige pendant cinq mois, les chevaux accumulent la graisse à l'automne et sont, ensuite, capables de localiser la végétation sous 50 cm de neige, de creuser pour la manger et de s'en contenter.

troupeau dans la neige

Les scientifiques se sont intéressés à cet équin hors du commun et ont découvert, avec surprise, que le poney iakoute n'est pas si ancien qu'on pouvait le penser, et qu'il ne lui a fallu que quelques siècles pour évoluer et s'adapter à ce climat si rigoureux. Extrait d'un article publié par www.futura-sciences.com : "« Nous avons ainsi pu démontrer sans ambiguïté que le cheval iakoute est bien plus proche de toutes les races de chevaux modernes qu’il ne l’est de la population de chevaux préhistoriques prise en compte dans notre étude », précise le paléogénéticien du Centre for GeoGenetics de Copenhague. L’étude phylogénétique révèle par ailleurs que son plus proche parent est le cheval mongol dont une petite population aurait accompagné les éleveurs iakoutes du Baïkal, partis coloniser la Sibérie orientale il y a près de 800 ans et installés dans la région entre le XIIIe et le XVe siècles de notre ère".

La race du cheval iakoute a été officiellement reconnue par l'URSS en 1987. En janvier 2011, la Iakoutie recensait 163 210 chevaux, parmi lesquels certains, notamment dans les micro régions les moins sauvages, ont subi des métissages. Les éleveurs cherchent maintenant à préserver la race pure, sans robe pie, liste ou balzane.

Trapu avec des jambes puissantes, le cheval Iakoute ressemble à un grand poney Shetland. Il toise entre 1,37 m et 1,40 m et peut peser jusqu'à 400 kg. Son poil est très dense et long, son cuir épais.

sellé
© Maarten Takens/Wikicommons

Le cheval Iakoute est principalement élevé pour sa viande, sa fourrure et le lait de jument, mais il peut être est monté, attelé ou employé comme cheval de bât.

Sources : www.futura-sciences.com
russie-arctique-et-siberie.e-monsite.com
wikipedia

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Des nouvelles du continent

par Laetitia Taillade-Maraninchi

Il y a plus d'un an, nos amis Christelle et Yves, qui avaient créé l'association Corse Attelage, ont quitté notre île pour s'installer en région bordelaise, notamment pour élargir leur pratique de l'attelage.

Ils participent, maintenant régulièrement, à des compétitions et nous ont fait parvenir des photos prises en Alasace lors d'épreuves de Marathon et de TREC, aves leurs juments Trait Breton.

compétition attelage

compétition attelage

compétition attelage

compétition attelage

compétition attelage

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La photo du mois

 

photo du mois

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Justice

 

Si bien souvent les tribunaux reconnaissent l'équitation comme étant une pratique à risques que les pratiquants auraient du estimer, ils envisagent la situation différemment lorsque le cavalier est débutant. En cas de chute, même si l'enseignant, pour une leçon en carrière, ou l'accompagnateur, pour une promenade, possède les diplômes demandés, sa responsabilité peut être engagée au titre de manquement à l’obligation de sécurité caractérisé dans les caractéristiques de l’exercice inadapté au cavalier.

En savoir plus sur www.village-justice.com

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Dans la presse

article publié par www.telquel.ma, le 19 janvier 2016

En Algérie, les autorités imposent un permis à la possession d’ânes

Par Réda Mouhsine

Pour limiter la contrebande avec son voisin de l’Ouest, le ministère de l’intérieur algérien opte pour la solution radicale en imposant un permis aux éleveurs d’ânes.

En Algérie, posséder un âne ne sera plus chose aisée. Pour mettre fin à la contrebande qui sévit au niveau des frontières est et ouest de la république, les autorités sécuritaires ont décidé d’imposer un permis aux détenteurs d’ânes, selon le site d’informations HuffPost Arabi. C’est ainsi que le 8 janvier 2015 s’est tenue une importante réunion entre les services de la police, les gardes-frontières et l’armée nationale populaire, pour resserrer l’étau sur les trafiquants en surveillant de près les agissements des bêtes aux grandes oreilles.

Une décision qui concerne tout particulièrement la frontière marocaine de l’Algérie. Fadleddine Saïdi, cadre dans la douane de Maghnia à la frontière marocaine, a affirmé qu’un « important recensement allait prochainement avoir lieu dans le but d’énumérer et de lister la totalité des éleveurs d’ânes de la région ». Ce dernier a ajouté que « dorénavant, tous ceux qui souhaiterait acheter un âne devoir se prémunir d’un permis spécial qui lui sera délivré par le ministère de l’Intérieur ».

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