n°83 - août 2016

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Editorial | Equifeel : stage de préparation | La croix de Saint-André | La phrase du mois | Santé | Hommage aux ânes des tranchées
L'image du mois | Animaux d'élevage | Dans la presse

Editorial

par Laetitia Taillade-Maraninchi

Il n'y a pas si longtemps, la Corse ne comptait pas de dentiste équin, ni d'ostéopathe. Il fallait attendre la tournée annuelle des professionnels venus du continent. On était bien obligé de s'en contenter, dommage pour les urgences...

Aujourd'hui, ces professions sont très bien représentées, plusieurs techniciens dentaires et ostéopathes sont installés dans l'île et se déplacent dans toute la Corse, et quelques (rares) vétérinaires spécialisés dans les équins proposent également ces services.

Alors pourquoi s'adresser encore à des gens de passage ?

Ils sont très nombreux, Français ou Italiens, à proposer leurs services une fois par an, sans doute pour payer leur séjour dans notre belle région. Car s'ils sont si bons et demandés, comment trouvent-ils le temps de venir travailler en Corse ?

Tous les mois, l'association reçoit des mails de nouveaux "professionnels" qui nous font l'honneur de nous apporter leur savoir-faire. Ponctuellement. Ils séjournent quelques jours, interviennent sur les équidés et repartent, sans se soucier du suivi...

Je comprends qu'ils aient envie de passer des vacances en Corse. Je ne comprends pas qu'on fasse appel à eux. Ils ne sont recommandés par personne, on ne sait rien de leurs compétences, de leurs diplômes, ni même s'ils en ont.

Récemment, un vétérinaire est intervenu après le passage d'un des ces soi-disant professionnels : cet "ostéopathe" avait manipulé les cervicales fracturées d'un poulain ! Forcément, le poulain n'a pas été très coopératif. L'intervenant a alors suggéré de procéder sous sédation !

Sont-ils meilleurs parce qu'ils viennent de loin ? Les professionnels insulaires ont, pourtant, tous quitté la Corse pour leur formation, effectuée dans de très bonnes écoles. Que doivent-ils faire de plus pour que les insulaires leur accordent leur confiance ? Ces mêmes insulaires savent pourtant les trouver pour réparer les dégâts, quand c'est encore possible.

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Equifeel : stage de préparation

 

Le 25 septembre prochain, Equitable-Corse organise un concours d'Equifeel et un concours de TREC à Castirla.

test

Préalablement, un stage de préparation à l'Equifeel (sorte d'application de l'équitation éthologique en compétition) sera organisé, au profit de l'association, le dimanche 11 septembre à Monticello. Le Centre Equestre Saint-François et le Poney Club de Monticello mettent leurs structures à la disposition d'Equitable-Corse, le stage sera animé par Isabelle Pétin, titulaire du Brevet Fédéral d'Equitation Ethologique niveau 2, avec Cécile Degioanni et Carine Poletti, BFEE niveau 1.

Les stagiaires pourront s'inscrire pour une demi-journée ou la journée complète. Les cavaliers ne pouvant pas se déplacer avec leur cheval auront la possibilité de louer un équidé sur place.

Plus d'informations : http://trec.equitable-corse.com ou 06 08 43 65 22

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La croix de Saint-André

par Paule Schlemaire, Alta Rocc'ânes

J’entends souvent des gens me dire « j’ai un âne de race croix de Saint-André », les annonces en ce terme sont aussi très nombreuses.

Mais en réalité, une majorité d'ânes porte cette croix, héritée de leurs ancêtres africains. Qu’ils soient Provençaux, Normands ou Cotentins ou qu’ils soient « communs » (sans race particulière), les ânes domestiques peuvent donc porter ces marques.

croix de saint andré

En gros, la croix de Saint-André (qui peut aussi être appelée Croix de Palestine qui est un des premiers lieux de la domestication des ânes) est composée de poils plus foncés, souvent de couleur noire.

La raie de mulet ou bande dorsale va de la nuque à la queue. La raie scapulaire relie les 2 épaules en passant par le garrot.

La légende nous raconte que c’est sur le dos d’un âne que Marie, mère de Jésus, fuit l’Égypte. Pour remercier sa monture, la Vierge le bénit, lui dessinant ainsi une croix sur son dos ; croix de forme latine, un des symboles du christianisme.

L’âne portant à vie cette croix, le Diable ne peut donc ni le monter, ni prendre sa forme !

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La phrase du mois

par Marthe Kiley-Worthington, ethologue

"Un cheval vaincu n'est pas convaincu."

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Santé

 

Les parasites qui touchent les équidés sont nombreux. Les tiques , les poux, les vers... on connaît, on traite, on gère. Plus rare : les sangsues. Lors d'une intervention sur un cheval en divagation, une représentante d'Equitable-Corse a constaté la présence de nombreuses sangsues accrochées dans la bouche du pauvre animal.

Extraits d'un article signé MOREL, médecin vétérinaire, publié par le Chasseur Français n°620, en juin 1948 :

[...]

La sangsue dont il s’agit, Limnatis nilotica ou Hémopis sanguisugue, diffère par quelques particularités, peu importantes à notre point de vue, de la sangsue médicinale, Hirudo medicinalis, employée en thérapeutique humaine pour faire des saignées. Elle a sensiblement les mêmes dimensions que l’autre, mais, au lieu de se recroqueviller en olive quand on la saisit, elle reste mollasse et pendante comme un animal malade ou agonisant.

C’est une espèce méridionale, appelée vulgairement « sangsue de cheval », très répandue dans le Sud ibérique, la Sicile, la Turquie et le Nord africain. Elle habite les mares, les fossés, les petites sources. Les mâchoires, bien plus faibles que celles des Hirudo, ne sont pas capables d’entamer le revêtement cutané, mais seulement les muqueuses. C’est pourquoi ces sangsues pénètrent dans les cavités naturelles : bouche, pharynx, fosses nasales, larynx, etc.

[...]

Les accidents provoqués dépendent de la localisation des parasites. Dans la bouche, ils passent souvent inaperçus, car le sang épanché dans la cavité est dégluti au fur et à mesure de sa production. Il en va différemment si ces sangsues sont installées dans les cavités nasales et plus encore au voisinage ou même dans l’intérieur du larynx. Outre un écoulement abondant de sang par les narines, on observe des menaces d’asphyxie, ou au moins une dyspnée intense. Sur l’œil on a pu constater des conjonctivites sérieuses. Les Limnatis constituent un véritable fléau pour les contrées où elles abondent. Elles causent chaque année des pertes sérieuses parmi les bœufs, les chameaux, les équidés et les chiens, en Algérie et en Tunisie, car, lorsqu’elles existent en grand nombre, l’animal, quelle qu’en soit l’espèce, ne mange plus, languit et maigrit rapidement ; il peut mourir d’anémie profonde ou d’asphyxie.

Traitement.

Il peut être préventif ou curatif. Le meilleur moyen prophylactique consiste à filtrer l’eau avec un simple sac en cotonnade ; on a préconisé également l’empoissonnement des mares, étangs, avec des anguilles, des carpes, des tanches, des chevesnes. On a conseillé également des filtres placés à l’arrivée de l’eau dans les abreuvoirs ; malheureusement, ils n’arrêtent que les gros parasites, qui sont les moins dangereux. Les filtres au charbon sont efficaces, mais d’un débit restreint. La solution la meilleure paraît avoir été proposée par Cauvet, qui préconisa la construction de siphons remplis de sable tassé. Mais ces moyens sont souvent difficiles ou même impossibles à réaliser dans la pratique.

Enfin, Éberhard préconise l’emploi d’un appareil très simple, comparable à la musette employée pour donner l’avoine aux chevaux en campagne, ou à celle que les agriculteurs adaptent au museau des bœufs pour les empêcher de manger les plantes pendant leur travail aux champs.

[...]

Traitement curatif. — Pour détacher les sangsues de la muqueuse, plusieurs moyens ont été préconisés. Lorsqu’elles sont accessibles et peu nombreuses, on peut les prendre à la pince, mais préférablement on opérera à l’aide de la main enveloppée d’un linge sec ; on évitera ainsi qu’elles ne glissent ; mais, par ce procédé, les blessures des muqueuses par les ventouses buccales de l’annélide continuent à saigner. Plus généralement, on essaie de faire lâcher prise à l’animal en le touchant avec certaines substances ou solutions qui l’incitent à fuir. Voici un procédé pratique conseillé par Éberhard : fixer un morceau de chaux vive de la grosseur d’un petit pois, entouré d’un linge d’une seule épaisseur, à l’extrémité d’une baguette ; humecter alors le tampon légèrement et toucher la sangsue en un endroit quelconque de son corps avec ce tampon ; la chaleur dégagée détermine une contraction de l’animal qui lâche prise immédiatement, dégage sa ventouse antérieure et tombe. Il n’y a plus qu’à l’enlever avec les doigts ou avec une pince.

[...]

Source : http://perso.numericable.fr/cf40/articles/4849/4849133A.htm

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Hommage aux ânes des tranchées

par Laetitia Taillade-Maraninchi

Le dernier week-end de juillet, la ville de Neuville-lès-Vaucouleurs, près de Verdun, dans la Meuse, a rendu hommage aux poilus d'un autre genre : les ânes.

Importés d'Afrique du Nord par milliers, ou réquisitionnés, les ânes eurent un rôle essentiel, sur le front, au cours la première guerre mondiale. En raison de leur petite taille, ils étaient utilisés pour porter du matériel et du ravitaillement en zones montagneuses ou dans les boyaux trop étroits pour les chevaux ou les mulets. Lors de la bataille de Verdun, 5000 ânes étaient utilisés dans le secteur, portant des charges de 150 kg, marchant jusqu'à 80 kilomètres par jour.

Beaucoup moururent de faim dans les périodes de ravitaillement difficile, d'autres furent tués par l'ennemi ou se noyèrent en tombant dans des trous d'obus.

L'âne Constantin est mentionné dans les archives du Mémorial de Verdun car il fût blessé par un obus. Il sa retrouva sans oreille, avec un œil en moins, et les soldats qui en avaient la charge choisirent de le garder auprès d’eux, comme s’il s’agissait d’une gueule cassée.

Pour soigner les ânes blessés au combat, un hôpital fut installé à Neuville-lès-Vaucouleur, dans la zone de l'arrière-front. 300 ânes y étaient accueillis avant d'être renvoyés pour ravitailler les premières lignes.

Neuville-lès-Vaucouleurs a célébré le centenaire de l'hôpital des ânes par deux journées d'animations et l'inauguration d'une statue réprésentant un poilu enlaçant son âne compagnon de misère.

statue

affiche

Sources : http://verdun-meuse.fr
http://www.assoadada.fr/
http://france3-regions.francetvinfo.fr/

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L'image du mois

 

image du mois

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Animaux d'élevage

 

CIWF (Compassion in World Farming), l’association internationale qui lutte contre l'élevage industriel, a remis fin juin dernier, à Berlin, ses "Trophées Bien-être Animal" à des leaders de l’agroalimentaire européens pour leur politique d’achat ou leurs engagements qui ont un impact positif sur le bien-être des animaux d’élevage.

Cette année, 41 entreprises qui s’engagent à mettre en place des démarches de progrès relatives à leur politique d’achat d’œufs, de viande et de produits laitiers, ont été récompensées.

Un "Oeuf d'or" a été décerné à quatre entreprises françaises car elles ne vendront ou n'utiliserons plus d'oeufs de poules élevées en cage, trois autres ont reçu un "Poulet d'or" pour la prise en compte de la densité d’élevage, du rythme de croissance des animaux, de l'enrichissement du milieu (lumière naturelle, objets à piquer et perchoirs) pour les poulets. Il n'y a eu aucun récipiendaire français pour les "Vaches d'or", les "Porcs d'or" ou les "Lapins d'or".

En France, seulement 17% des poulets sont dits "fermiers", c'est-à-dire élevés en plein air et élevés en liberté sous Label Rouge, biologiques ou AOC.

Site web : http://www.ciwf.fr

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Dans la presse

article publié par www.sport.fr, le 19 juillet 2016

Le Salon du cheval sera plus « sport »

Le Salon du Cheval de Paris prend une nouvelle réorientation résolument sportive pour l'édition 2016 qui se déroulera du 26 novembre au 4 décembre, au Parc des Expositions de Villepinte.

Pour Jessica Gordon, directrice de l'événement : "Le Salon du Cheval de Paris prend un virage et va s'afficher comme l'événement sportif majeur dédié aux acteurs de la filière. C'est un repositionnement souhaité et partagé avec de nombreux cavaliers, éleveurs, fédérations et exposants". Ainsi, le salon va être le théâtre de la création d'événements dans l'événement : le Concours Hippique Indoor de Paris.

Pour prétendre au label Concours « Hippique », un événement doit pouvoir présenter au moins deux disciplines différentes. Le Concours Hippique Indoor de Paris en proposera cinq en simultané sur deux pistes : saut d'obstacles (discipline pratiquée par 75 % des licenciés sportifs), dressage, attelage, horse-ball, western. Il s'adressera aux cavaliers de tous niveaux (pros ou amateurs, clubs ou poneys). En parallèle, de nombreuses autres compétitions seront prévues au programme pendant 9 jours : voltige, polo, sans oublier les Longines Masters avec la venue de l'élite mondiale. L'univers Sport et Compétition sera réorganisé. "Nous souhaitons proposer aux cavaliers et aux spectateurs un confort sportif identique aux compétitions nationales et internationales auquel ils sont habitués", indique Jessica Gordon.

Le Salon du Cheval de Paris en chiffres

45ème édition en 2016
450 exposants
7 carrières
2.300 cavaliers en compétitions
Plus de 800 heures de compétitions et animations
150.000 visiteurs attendus
1 soirée unique avec la Nuit du Cheval – Sport & Spectacle
1 Championnat du monde du Cheval Arabe
1 CSI 5*, le Longines Masters de Paris

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