n°85 - octobre 2016

tous les numéros d'é-kilibre fleche lien

Editorial | Stage Equifeel | Les concours Equitable-Corse | La phrase du mois | Solidarité
Une tape en signe de récompense : qu’en pense le cheval ? | L'image du mois | Dans la presse

Editorial

par Laetitia Taillade-Maraninchi

C'est avec beaucoup de retard que nous vous adressons ce numéro d'é-kilibre et nous vous présentons nos excuses.

Nous avons été très occupés par la préparation de nos concours du mois de septembre.

A la clôture des engagements, nous avions le moral en berne : 6 engagés en Equifeel, 7 en TREC. Pour l'Equifeel, ce n'était pas une surprise. c'est une discipline totalement nouvelle dans l'île et très peu de centres équestres s'y intéressent.

Le jour du concours, les engagements sur le terrain étaient nombreux puisque, finalement, il y a eu 15 engagements dans chaque concours. Et les concurrents semblent tous avoir beaucoup apprécié cette journée, tout autant que l'équipe de bénévoles.

Du coup, nous voilà remotivés et bien décidés à developper l'Equifeel en Corse. Nous avons donc programmé quatre dates de concours pour 2017 :

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Stage Equifeel

par Sandra Mazzoni

Une journée comme nous en aimerions d’autres !

Un stage Equifeel, organisé par l’association Equitable Corse, s’est tenu le dimanche 18 septembre dernier au centre équestre Saint-François, à Monticello, en vue de la préparation du concours du 25 septembre à Castirla.

Un beau moment d’échanges équestres très constructifs et d’exercices parfois cocasses qui ont égaillé notre quotidien de cavaliers très sérieux !

Les chevaux ont su contribuer avec entrain à nos sollicitations en tous genres, quelle polyvalence ! Les anciens destriers sont devenus des partenaires de jeux de notre monde moderne … si l’on arrive à donner les bons codes de compréhension !

Un coaching très souriant, mais mené de main de maître par Cécile, Isabelle et Carine, nous a permis de passer un bon moment de convivialité, merci à toutes les trois et aux amis stagiaires.

Vivement le prochain rendez-vous !

stage

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Les concours Equitable-Corse

par Laetitia Taillade-Maraninchi

C'est dans la magnifique propriété de la famille Luciani, à Castirla, que se sont déroulés les concours d'Equifeel et TREC, organisés par notre association, le 25 septembre dernier.

Tous les concurrents du TREC ont participé à l'Equifeel : ceux qui avaient assisté au stage organisé la semaine précédente, comme ceux qui découvraient la discipline pour la première fois. Les deux juges, Cécile Degioanni et Jérôme Raffo ont mené la reconnaissance en détaillant précisément les contrats à réaliser, donnant des indications techniques à tous les cavaliers.

En TREC, seule l'épreuve spéciale PTV était programmée.

Le classement :

Equifeel Club A:
1ère Olivia Loir avec ELC Valentino Bello (Poney Club de Monticello)
Equifeel Club 1 :
1ère Emma Barrero avec Falchettu (Elevage di Kalliste)
2ème Anne-Marie Graziani avec Fulena (CEER Corse)
3ème Manon Martini avec Apache (Ranch U Tragulinu)
TREC Club 1:
1ère Chloé Marron avec Ushuaya (FAE Equiloisirs)
2ème Véronique Lang avec Nebbiu (FAE Equiloisirs)
TREC Club Elite :
1er Dume Querci avec Tarento (Ranch U Niolu a Cavallu)
2ème Emmanuelle Castellani avec Tarento (Ranch U Niolu a Cavallu)
3ème Manon Martini avec Apache (Ranch U Tragulinu)

Le 23 octobre prochain se tiendra la dernière manche de la coupe de Corse de TREC, organisée par U Baladinu, à Tallone.

Un grand merci à tous les bénévoles qui ont oeuvré si efficacement toute la journée, ceux qui étaient prévus comme ceux qui sont intervenus au pied levé.

Nous remercions tous les partenaires qui ont permis la réalisation de cette belle journée : la famille Luciani pour l'accueil et la construction des dispositifs, la mairie de Castirla pour le prêt du stade, Cavallu in Festa et FAE Equiloisirs pour le prêt de matériel et le montage, les partenaires financiers institutionnels : le département de la Haute-Corse, la Collectivité Territoriale de Corse, la commune de Calvi, et les sponsors privés qui nous soutiennent depuis des années.

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La phrase du mois

proverbe espagnol

"J'aime mieux un âne qui me porte qu'un cheval qui me désarçonne."

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Solidarité

 

Nous relayons l'appel à l'aide pour une petite fille de 6 ans, Ornella, dans la région de Ghisonaccia.

Ornella est en fauteuil roulant, elle ne peut faire que quelques pas soutenue par sa maman. Son kinésithérapeute cherche une solution pour mobiliser ses muscles pour espérer la voir marcher seule, un jour. Pour cela, il a pensé à l'équitation.

Au contact des chevaux, la petite fille sort de sa bulle, elle sourit et leur fait des bisous. A l'heure actuelle, elle ne peut pas tenir seule en selle : elle doit être soutenue, ce qui ne favorise pas le travail musculaire indispensable.

Une selle spécifique permettrait à Ornella de progresser et d'espérer avoir un jour une vie normale. Ses parents n'ont pas les moyens d'en acquérir une. Un appel est donc lancé pour le don d'une selle pour handicapés ou pour le financement via une cagnotte.

selle handicap

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Une tape en signe de récompense : qu’en pense le cheval ?

article publié par ici.radio-canada.ca, rédigé par Brigitte Lévesque

Les plus grands cavaliers, même aux Olympiques, le font constamment. Après un parcours bien exécuté, ils tapotent le cou de leur partenaire pour le féliciter. Une équipe de chercheurs internationaux conclut toutefois que le cheval ne l'interprète pas nécessairement de la même manière.

Les spécialistes de l'étude, publiée récemment dans le Journal of Applied Animal Welfare Science, tentaient de comprendre ce que le cheval ressentait dans une telle circonstance et de déterminer s'il y avait une meilleure façon pour le cavalier de le récompenser et aussi de l'apaiser lors de la monte.

Dix-huit chevaux ont ainsi exécuté trois fois un même bref parcours à obstacles et reçu à la fin de chacun trois traitements différents durant une minute. Le cavalier était appelé soit à ne rien faire après le parcours, soit à donner au cheval des tapes rapides et en douceur dans son cou, soit encore à le gratter au-devant de la selle à la base de l'encolure entre les épaules, un endroit que l'on appelle le garrot.

Mieux vaut gratter que tapoter !

Les chercheurs ont clairement remarqué plus de signes d'agitation chez le cheval lorsqu'il recevait des tapes en guise de récompense. Par exemple : « des oreilles pointant vers l'arrière ou la queue qui fouette », précise Zoë Thorbergson, qui a dirigé l'étude. Ces signes ont été observés même lorsque le cavalier n'avait aucune interaction avec le cheval.

Le grattage a, pour sa part, produit l'effet contraire. « Nous avons vu davantage d'oreilles en position neutre, davantage de têtes s'abaisser, donc plus de signes de détente », ajoute Zoë Thorbergson. Elle encourage donc les cavaliers à favoriser ce geste plutôt que de tapoter pour permettre à leur partenaire équin de réduire le stress que peut lui occasionner la monte, dans le cadre d'une compétition notamment.

Parler le même langage que le cheval

Les effets bénéfiques du grattage au niveau du garrot avaient déjà été démontrés. Il s'agit de reproduire ce que les chevaux font entre eux. Ils interagissent par des frottements et des grattages réciproques.

« Ça permet d'approfondir des liens sociaux au sein du troupeau », explique l'éthologue et comportementaliste Marine Cassoret. « Des études ont remarqué effectivement que gratter le cheval à la base de l'encolure [...], ça pouvait abaisser légèrement le rythme cardiaque du cheval », ajoute-t-elle.

Récompenser au bon moment

Selon Marine Cassoret, une tape pour le cheval sur un plan éthologique « n'a pas de signification particulière ». Les chevaux ne le font pas entre eux. De plus, « on a tendance à donner une petite tape à partir du moment où le cheval a fini sa performance », observe l'éthologue, alors qu'il ne peut probablement pas l'associer à ses bons résultats.

Elle explique : « il est incapable d'associer la petite tape avec ce qu'il a fait dans la dernière demi-heure parce que pour que le cheval associe directement son comportement et sa conséquence, il ne faudrait pas qu'il y ait plus d'une demi-seconde d'écart. »

Le cheval ne pense pas comme un humain ni comme un chien

Selon les scientifiques, le cerveau d'un équidé ne fonctionne pas comme celui d'un humain ni comme celui d'un chien qui est un animal prédateur. Le cheval est une proie et son instinct premier est de fuir devant un prédateur.

Pour Marc Pierard, chercheur spécialisé en Belgique, le chien a donc une capacité à planifier du fait qu'il peut chasser, ce qui n'est pas le cas du cheval qui vit dans l'instant présent. « Donc, quand je veux lui dire qu'il a fait quelque chose de bien ou de pas bien, je dois lui dire exactement au moment où il le fait. Avec un chien, on a un peu plus de temps parce que, pour lui, la mémoire travaille un peu différemment », souligne-t-il.

Respecter le comportement naturel du cheval

La science de l'équitation, qui étudie l'impact du cavalier sur le comportement de sa monture et son bien-être, est relativement nouvelle. La pratique de l'équitation et ses principes évoluent d'ailleurs au fur et à mesure des résultats des recherches qui sont, en revanche, souvent peu connus de nombreux cavaliers.

Manquer de clarté dans les ordres ou pousser le cheval au-delà de ses capacités d'apprentissage sont des erreurs particulièrement observées par les spécialistes. « C'est plus facile de dire que c'est la faute du cheval », remarque Marc Pierard.

Aux yeux des scientifiques, il faut être conscient qu'au cours de l'évolution, les chevaux ont acquis une perception de l'environnement et une gestion de l'information qui leur sont propres. Et selon eux, plus le cheval vit dans des conditions éloignées de ce qui est naturel pour lui, comme vivre sans contact avec d'autres chevaux, plus il est exposé au risque de présenter des troubles du comportement.

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L'image du mois

 

image du mois

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Dans la presse

article publié par fr.metretime.be, le 14 septembre 2016, transmis par Louis Simeoni

45000 chevaux sauvages pourraient être euthanasiés aux Etats-Unis

C’est une euthanasie de masse qui pourrait avoir lieu aux Etats-Unis. Un groupe d’experts a en effet recommandé au gouvernement de faire abattre 45000 chevaux sauvages actuellement gérés par le Bureau of Land Management’s national Wild Horses » (BLM).

Alors que ces derniers vivaient sur des terrains publics, ils auraient été déplacés par le BLM, au fur et à mesure des années, vers des infrastructures d’hébergement afin de faire de la place pour le bétail. Avec peu de prédateurs naturels, les troupeaux de chevaux sauvages peuvent doubler de volume en quatre années. L’organisme, qui gère, protège et contrôle les chevaux et les ânes sauvages, a ainsi eu l’autorisation de déplacer les chevaux afin de garantir le bien des pâturages publics.

L’euthanasie comme solution

Il s’avère cependant que les animaux déplacés coûtent beaucoup trop d’argent. 49 millions de dollars auraient ainsi été dépensés l’année passée, soit les deux tiers de son budget, par le BLM rien que pour leur entretien. Les centres d’accueil étant également surpeuplés, le gouvernement aurait laissé entendre que 45000 d’entre eux pourraient être euthanasiés.

Polémique

Une décision qui a fait bondir les défenseurs des droits des animaux et à laquelle le BLM n’a pas encore donné suite. Bien que le bureau affirme à The News s’être engagé à avoir des « chevaux en bonne santé sur des pâturages en bonne santé », il souhaite cependant continuer à prendre soin des bêtes et à chercher de bons foyers pour ceux retirés des troupeaux. « Nous allons continuer avec notre politique actuelle, qui n’est pas de vendre ou d’envoyer des chevaux sauvages ou des ânes à l’abattoir » comme l’explique le bureau dans un communiqué cité par Fox News.

Contrôle de fertilité préconisé

La société de protection des animaux, The Humane Society, a quant à elle critiqué la stratégie de retrait des chevaux en excédent des troupeaux sauvages mise en place par la BLM depuis ces vingt dernières années. « En concentrant les efforts sur le déplacement des chevaux et des ânes du troupeau, sans se soucier du contrôle de fertilité des chevaux sauvages, les structures d’accueil américaines ont été surchargées ».

Outre la gestion de la reproduction, une autre solution proposée serait de transférer la gestion des chevaux sauvages à l’Etat ainsi qu’aux tribus amérindiennes. Il y aurait aujourd’hui près de 67000 chevaux et ânes sauvages sur les terrains publics selon New York Daily News.

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